• A la une,  ethnographie par les sons,  LAAP,  workshop

    Ecouter le quartier Européen. 

    Une tentative d’ethnographie par les sons.  Par Etienne Dalemans et Gabrielle Fenton  Que peut-on apprendre sur le quartier Européen et ceux qui l’investissent lorsque l’on prête attention à ses espaces sonores ?  A travers ce podcast de 12 minutes, nous vous emmenons pour une promenade sonore dans les rues du quartier européen. Nous y suivons les sons tels des pistes d’investigation de l’anthropologue et réfléchissons autour de ces sons aux modalités d’une écoute ethnographique.  Ce podcast a été confectionné dans le cadre d’un workshop de la Chaire d’Anthropologie d’Europe Contemporaine sous la guidance de Marie Baltazar et Laurent Legrain et avec la participation de Faustine Bertin, Etienne Dalemans, Gabrielle Fenton, Eléonore Haddioui, Julie Hermesse, Céline Janssens, Julia Lareau, Camille Pée, Mathilde Pozza et Alice Truyffaut.    Bibliographies mentionnées dans le podcast :   Ingold Tim, 2007, “Against soundscape”, in E. Carlyle (ed.), Autumn Leaves: Sound and the Environment in Artistic Practice, Paris, Double Entendre, 10-13.  Schafer Murray R., 1977, The Soundscape. Our Sonic Environment and the Tuning of the World, Rochester, Destiny books. (Introduction : 3-12) 

  • A la une,  Défense de thèse,  LAAP

    Deux thèses défendues en décembre au LAAP !

    Ce n’est jamais anodin de défendre une thèse. Encore moins en ces temps de pandémie. Nous sommes donc particulièrement fiers d’annoncer que le Laboratoire d’anthropologie prospective a eu le bonheur de voir deux doctorantes défendre leur thèse avec succès en décembre dernier ! Le 15 décembre, Chenna Wang a défendu une thèse intitulée « Cross Border Services on Global Consumer Goods. An Ethnographic Study of How Chinese Daigou Sell their Labor to Chinese Clients ». Le 21 décembre, Marie-Noël Cikuru a défendu une thèse intitulée « De la violence aux servitudes : ces corps combustibles des marchés de la modernité au Kivu, à l’Est de la RDC ». Encore félicitations à elles pour ce bel accomplissement !

  • A la une,  covid19,  LAAP,  terrain,  workshop

    Accéder au terrain et pratiquer l’ethnographie en temps de pandémie

    Un compte-rendu de Gabrielle Fenton, Julie Hermesse et Gloria Michiels Qu’en est-il du terrain en ces temps de catastrophe sanitaire et de distanciation physique ? Nous résumons ici les échanges d’un workshop où, à travers des réflexions d’ordre méthodologique sur notre pratique ethnographique, nous en venons à débattre autour de questions épistémologiques liées à notre conception du terrain.   Si nos explorations anthropologiques nous aident à décentrer notre regard pour mieux comprendre la pandémie et ses conséquences, comment s’y prendre pour collecter des données alors que la pratique même de l’ethnographie est radicalement bouleversée voire est contrainte à l’arrêt sur image, pour la conduite de nombreux terrains ? Cela fait plus d’un an que ces questions ne cessent de tarauder de nombreu.se.x anthropologues. Et c’est avec une grande soif de réflexion collaborative que nous – une douzaine de membres de la Chaire AEC et du LAAP – nous sommes réunis en ligne pour les aborder. Le débat s’est construit autour de nos propres expériences mais également en dialogue avec des écrits d’anthropologues (à titre d’exemple : Rutherford, 2020 ; Boukala et Cerclet, 2020 ;Sourdril et Barbaro, 2020). Si la problématique de base est d’ordre méthodologique, ses retentissements déclenchent des enjeux dont l’ampleur nous semble bien plus vaste…

  • A la une,  covid19,  Crise,  LAAP,  Pêche,  Tourisme

    Pandémie et tourisme de masse : les Tao face à des crises environnementales identitaires

    Par Julien Laporte, doctorant en sciences politiques et sociales à l’Université Catholique de Louvain. Avant même que la Covid-19 n’atteigne l’Europe, en janvier 2020, Taïwan décida de la fermeture de ses frontières internationales, créant ainsi une concentration inattendue de visiteurs sur le territoire des Tao. Depuis 2020, les membres de la communauté ne peuvent qu’observer les conséquences de ce tourisme de masse qui menace la population locale. Pongso no Tao, qui se traduit par “l’Île des Hommes” en ciriciring no tao, la langue des Tao, est un archipel de 45 km2situé au sud-est de Taïwan. Également appelée l’Île aux Orchidées, ce territoire appartient aux Tao (Yami), une communauté autochtone dont les 5 000 âmes humaines sont réparties entre 6 villages côtiers qui vivent, pour la plupart, des activités ichtyologiques, agricoles et touristiques.   Depuis la fin des années 1970, les Tao se battent contre des injustices environnementales de taille. Cherchant un lieu propice pour se débarrasser des déchets des centrales nucléaires situées sur l’île de Taïwan, le territoire des Tao s’est vu réquisitionné par le régime du président Chiang Ching-kuo (蔣經國), avec la participation du Conseil de l’Énergie Atomique (AEC) et de la compagnie d’électricité Taipower (Taiwan Power Company). Ayant obtenu l’accord…

  • extrait de Michèle Cris : "Respirer commes chauves-souris"
    A la une,  Coronavirus,  relation humains animaux

    La chauve-souris, responsable du Coronavirus? Pas sûr !

    par Frédéric Laugrand, chercheur au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective, professeur à l’UCLouvain Depuis le début de la pandémie, la chauve-souris est accusée d’avoir transmis le virus du SARS-Cov-2 à l’humain. Vrai ? En dépit d’un génome dont la structure est à 96% identique, aucune preuve scientifique ne permet encore de l’affirmer avec certitude. Par contre, le chiroptère pourrait être un allié précieux pour lutter contre le désastre écologique que nous vivons. Certains peuples autochtones des Philippines et d’Océanie vivent depuis longtemps avec la chauve-souris. Ils la respecte. L’anthropologue Frédéric Laugrand a rencontré plusieurs de ces ethnies. (dessein de Diniaté Pooda, in Miclèle Cros ) Pourquoi les chauves-souris sont-elles montrées du doigt aujourd’hui? « Dans n’importe quel type de crise ou de pandémie, la recherche d’un coupable est un réflexe, une réaction typique de la sidération. Assommés par ce qu’ils vivent, les gens tentent de trouver un bouc émissaire », explique Frédéric Laugrand, chercheur au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective de l’UCLouvain. La chauve-souris a réveillé un imaginaire profondément ancré dans nos esprits. Elle apparait depuis longtemps comme monstrueuse et maléfique. Pour des raisons physiologiques et biologiques, la chauve-souris est, certes, une espèce réservoir de nombreux virus transmissibles à l’homme comme la rage,…

  • A la une,  Collection Anthropologie Prospective

    Relations familiales à distance dans l’île de Boa Vista au Cap-Vert

    « Si loin et si proche » Familles et circulation dans l’île de Boa Vista au Cap-Vert, le livre d’Andrea Lobo, anthropologue africaniste de l’université fédérale de Brasilia, disponible en français, dans la collection Anthropologie prospective (LAAP), Academia. Andréa Lobo est titulaire d'un doctorat en anthropologie sociale. Elle est actuellement professeur à l'Université de Brasilia (UnB). Elle est chercheuse et coordinatrice du Laboratoire des "Etudes en Ethnologie dans les Contextes Africains" (ECOA) et du Groupe de Recherche "Ethnographie des Circulations et Dynamiques des Migrations" (MOBILE). Mène des recherches au Cap-Vert depuis la fin des années 1990 sur l'organisation familiale dans des contextes de flux de personnes, d'objets et de valeurs; genre; migrations et mouvements mondiaux. Elle est l'auteur de livres et de plusieurs articles sur la société capverdienne. Si loin et si proche (Boa Vista, Cap-Vert) Comment vivre des relations familiales à distance ? Les membres d’une famille vivent parfois, pendant de longues années, dans différents pays. Comment partagent-ils leur amour et entretiennent-ils les liens de proximité, malgré la distance ? Le livre d’Andréa Lobo nous présente la société du Cap Vert, petit archipel africain perdu au milieu de l’Atlantique, structurée sur la mobilité migratoire. À partir des récits de familles rencontrées sur l’île…

  • A la une,  genre

    Femmes invincibles et résistantes au sein de la résistance locale Maï-Maï

    Kalambi BISIMWA BULANGALIRE (doctorant en Sciences Politiques et Sociales à l’UCLouvain et Chercheur au Laboratoire d’Anthropologie Prospective (LAAP) ; travaille sur les violences de genre et les conflits au Sud-Kivu (Bukavu et Uvira) L’est de la République démocratique du Congo est un espace propice aux violences armées et communautaires. Cet espace est le lit de prédations, d’exploitations illégales des minerais de sang, de viols massifs et de rébellions étrangères et locales des groupes armés. Plusieurs chercheurs analysent les liens entre les conflits, les groupes armés et les statuts des femmes. Leurs conclusions se rallient derrière le paradigme unidirectionnel des ‘femmes victimes’ pendant et après le conflit. Ce paradigme analyse la féminité sous la posture de viols des femmes comme outils de guerre. Cependant, des ethnologues féministes mettent à l’épicentre de leurs réflexions la réhabilitation des femmes comme actrices sociales (Mathieu,1985 : 7). Notre constat empirico-théorique montre également les limites d’une appréhension des femmes congolaises comme étant uniquement victimes. Ce regard empirique intègre de nouvelles pistes de recherche qui articulent deux postures : le paradigme de ‘femme victime’ et celui de ‘femme actrice’ dans la résistance locale Maï-Maï. Ces lunettes socio-anthropologiques permettent de saisir la complexité des jeux d’acteurs dans les violences armées.…

  • A la une,  ethnofiction,  Migrations

    « Là où le soleil ne brûle pas » de Jacinthe Mazzocchetti: une ethnofiction sensible de vécus pré-migratoires.

    Jacinthe Mazzocchetti est anthropologue (LAAP), mais aussi autrice de recueil de nouvelles (La vie par effraction paru aux Éditions Quadrature) et de romans.  Interview de Jacinthe Mazzocchetti par Chloé Allen.  C. A. : Votre roman – Là où le soleil ne brûle pas  (Academia/Littérature, 2019) – est un roman, ou les voix, les histoires et trajectoires se mêlent, s’entremêlent pour raconter le départ de quatre jeunes africain.e.s qui quittent le continent africain, au départ de la Lybie pour rejoindre l’Europe. Ces histoires se nourrissent l’une l’autre et amènent peu à peu le lecteur ou la lectrice à se rendre compte de l’incroyable singularité des parcours et raisons de départ. Elles nous disent aussi les enjeux sociopolitiques et économiques sous-jacents qui amènent ces quatre personnes à se retrouver sur le même bateau. Ensemble ces voix deviennent un chant, celui du désir de changement de jeunes africain.e.s en quêtes d’horizons, d’espoir, un chant bafoué aussi par l’Europe et ses politiques migratoires. La quatrième de couverture explicite qu’il s’agit d’un roman choral, qu’entendez-vous par là ? Pourriez-vous brièvement nous parler de ces quatre personnages et ce qui les relie ? J. M. : Un roman choral est un roman où des histoires sont racontées en miroir les unes des autres,…

  • A la une,  Investigation d'anthropologie prospective,  Publication

    Un nouveau livre dans la collection « Investigation d’anthropologie prospective »

    Edité par Alice Sarcinelli, Fanny Duysens et Elodie Razy, le livre « Espaces pluriels de la parenté. Approches qualitatives de (re)configurations intimes et publiques dans le monde contemporain » vient de paraître aux éditions Academia-l’Harmattan dans la collection « Investigations d’anthropologie prospective » « Comment comprendre les relations et les catégories de la parenté dans le monde contemporain? Là où le sens commun voit parfois de véritables «révolutions» dans les changements à l’oeuvre, l’ouvrage montre les nuances de diverses (re)configurations dans les espaces intimes et publics sur des thématiques allant de l’inceste à la procréation médicalement assistée, des sans-papiers au polyamour, de l’Algérie au Mexique en passant par la Belgique et la Corée.« 

  • A la une,  Anthropologie visuelle,  Travaux Etudiants Master Anthropologie

    Un film remarqué

    Réalisé par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo dans le cadre de l’Atelier de films anthropologiques supervisé par Jean-Frédéric de Hasque, le film « La journée d’une infirmière à domicile » a fait l’objet d’un article dans le mensuel Agora, le journal de l’infirmier(e) belge. Le numéro de décembre 2020 met en avant la qualité immersive du film de 20 minutes : »Une vie décrite sans effets spectaculaires, traitée et filmée avec les proches et les patients et où l’ambition est de placer le spectateur en immersion dans la réalité des relations vécues lors des soins à domicile ». Encore bravo à eux et à tous les étudiants pour ces travaux de qualité réalisés dans des conditions difficiles.