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    Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme 

    Par Alizéa Naso, étudiante en master en anthropologie, UCLouvain.  Avec son ouvrage D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme (2025), Valentin Bert nous plonge dans les champs de l’anthropologie du genre et des études sur les masculinités. S’appuyant sur une enquête ethnographique réalisée depuis juillet 2022, il propose une analyse intersectionnelle et située des processus du « devenir homme » dans le contexte palermitain urbain, marqué par de fortes inégalités socio-économiques, un héritage mafieux et des rapports de genre en transformation. Valentin Bert met en lumière des masculinités plurielles et hiérarchisées, évitant de cette façon toute approche homogénéisante. Son objectif central est de saisir comment se construisent et se performent les masculinités – et plus largement le genre – à Palerme, en réfléchissant à ce qu’implique de devenir maschi au sein de contextes sociaux différenciés. Couvrant l’ensemble de la ville, son terrain ethnographique s’appuie sur une méthodologie qualitative qui mêle observation participante, entretiens informels et semi-directifs, récits de vie et photographie. Valentin Bert complète par ailleurs son approche empirique d’une posture réflexive assumée : il interroge sa position d’homme cisgenre blanc privilégié ainsi que son rapport aux valeurs féministes sur le terrain. Organisée en sept chapitres, la monographie retrace d’abord la construction du genre, plus…

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    Colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s »

    Les 3 et 4 décembre 2025, le colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s » s’est tenu à l’UCLouvain et a réuni chercheur·e·s et invité·e·s autour d’une réflexion collective sur les notions de passion et de possession, et sur les dispositifs audiovisuels mobilisés pour en rendre compte en anthropologie. Les matinées ont été consacrées au visionnage et à l’analyse d’une trentaine de films produits autour de cette double thématique. Ces films exploraient des terrains variés et abordaient la passion et la possession à travers des situations et des contextes multiples. Deux axes principaux structuraient les projections. Le premier, celui du portrait de passionné, relevait d’une démarche documentaire centrée sur le regard porté sur l’autre : il s’agissait de filmer des personnes engagées dans une pratique, une croyance ou une activité, afin de saisir les formes d’intensité, d’engagement et de dévouement qui caractérisent leur rapport au monde. Le second axe, le portrait–passion, proposait une approche plus intime et subjective, parfois tournée vers l’expérience du filmeur lui-même, laissant davantage de place aux dimensions sensorielles, émotionnelles et affectives du réel. Ces projections ont donné lieu à des échanges nourris, permettant d’interroger la manière dont les images peuvent rendre compte de phénomènes souvent considérés comme difficilement…

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    Un film remarqué

    Réalisé par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo dans le cadre de l’Atelier de films anthropologiques supervisé par Jean-Frédéric de Hasque, le film « La journée d’une infirmière à domicile » a fait l’objet d’un article dans le mensuel Agora, le journal de l’infirmier(e) belge. Le numéro de décembre 2020 met en avant la qualité immersive du film de 20 minutes : »Une vie décrite sans effets spectaculaires, traitée et filmée avec les proches et les patients et où l’ambition est de placer le spectateur en immersion dans la réalité des relations vécues lors des soins à domicile ». Encore bravo à eux et à tous les étudiants pour ces travaux de qualité réalisés dans des conditions difficiles.

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    Filmer confinés

    Les étudiants de l’Atelier de films anthropologiques (LANTR2130) ont réalisé durant le confinement des films d’une durée de 7 a 20 min. Cette année, le COVID 19 a bouleversé la partie pratique du cours, certains étudiants ont pu faire leur tournage en extérieur, d’autre pas. Il leur a été proposé de faire une lettre vidéo.C’est un genre cinématographique qui consiste à s’adresser à un destinataire en prenant sa caméra, plutôt qu’un stylo. Cela permet de travailler à partir de chez soi, en utilisant une voix off ou des textes et en filmant des archives, des photos, des news d’internet, en déambulant dans sa maison, sa chambre, son kot…C’est une écriture au « je », ou en utilisant le « nous » si vous êtes en groupe. Nous vous livrons ici leur travaux, témoignages de cette période inédite et historique. « Le cul entre deux chaises » par Léonie Delvaux, Emma Devos et Simon Ninane « Ensemble séparément »  (partie 1, partie 2) par Héloïse Gonnissen et Noémie Matagne « Lettre à notre maison d’enfance, des sentiments partagés » par Emma Erroelen « La journée d’une infirmière à domicile » par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo  « Journal de confinement » par Quentin Vanreysen « Ceux qui guérissent » par Lisa Depret « Locked Dreams » par…