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    Deux soutenances de thèse au laboratoire : une diversité de terrains et de problématiques

    Le vendredi 16 janvier, notre laboratoire a eu le plaisir d’assister à la soutenance de deux thèses de doctorat, défendues le même jour par Léopold Beyaert et Gabrielle Fenton. Deux travaux exigeants, ancrés dans des enquêtes ethnographiques approfondies, qui témoignent à la fois de la richesse empirique et de la diversité thématique des recherches menées au sein de notre équipe.  Léopold Beyaert – Des yoïks de jeunes Samis à l’ère de l’extractivisme vert Léopold Beyaert a soutenu une thèse consacrée aux yoïks, formes de chant sami, envisagés comme des pratiques relationnelles, politiques et environnementales contemporaines. Son travail, mené au sein de la communauté samie de Jåhkåmåhkke, explore la manière dont des jeunes Samis mobilisent la parole poétique pour se reconnaître mutuellement, honorer des relations humaines et non humaines, et répondre aux héritages du colonialisme. La thèse met en lumière comment les yoïks prennent place dans des situations contemporaines marquées par des transformations environnementales et économiques, notamment dans le contexte du conflit minier de Gállok. À travers ces chants, les jeunes Samis articulent des formes de résistance, de responsabilité et de réciprocité avec leur environnement, tout en cherchant à préserver les conditions matérielles et philosophiques de leur liberté collective. Gabrielle Fenton – Grassland Ruminations. Dairy Farming in the Land-Water Nexus of the…

  • A la une,  Anthropologie visuelle,  colloque,  Non classé,  traces,  Travaux Etudiants Master Anthropologie

    Colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s »

    Les 3 et 4 décembre 2025, le colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s » s’est tenu à l’UCLouvain et a réuni chercheur·e·s et invité·e·s autour d’une réflexion collective sur les notions de passion et de possession, et sur les dispositifs audiovisuels mobilisés pour en rendre compte en anthropologie. Les matinées ont été consacrées au visionnage et à l’analyse d’une trentaine de films produits autour de cette double thématique. Ces films exploraient des terrains variés et abordaient la passion et la possession à travers des situations et des contextes multiples. Deux axes principaux structuraient les projections. Le premier, celui du portrait de passionné, relevait d’une démarche documentaire centrée sur le regard porté sur l’autre : il s’agissait de filmer des personnes engagées dans une pratique, une croyance ou une activité, afin de saisir les formes d’intensité, d’engagement et de dévouement qui caractérisent leur rapport au monde. Le second axe, le portrait–passion, proposait une approche plus intime et subjective, parfois tournée vers l’expérience du filmeur lui-même, laissant davantage de place aux dimensions sensorielles, émotionnelles et affectives du réel. Ces projections ont donné lieu à des échanges nourris, permettant d’interroger la manière dont les images peuvent rendre compte de phénomènes souvent considérés comme difficilement…

  • A la une,  care,  traces,  vie du laboratoire

    Séminaire du 14 novembre 2025 : Réflexion commune autour du « prendre soin »

    Ce vendredi 14 novembre, le séminaire des chercheurs de notre laboratoire a été consacré à une réflexion collective autour de la notion de « prendre soin ». L’atelier était organisé par Christine Grard et Channel Baquet Abstract du séminaire La notion de « prendre soin » traverse nos discours, nos pratiques et nos interactions au quotidien. S’inscrivant dans la lignée de la définition du terme « care » formulée par la politologue américaine Joan Tronto comme « une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre « monde » , de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible » (Tronto, 2009, p. 143), le « prendre soin » nous renvoie à notre condition d’être exposé à « l’autre », ainsi qu’à notre commune interdépendance et à notre vulnérabilité partagée (Chanial, 2014), manifestées par la batterie de processus relationnels qui soutiennent notre existence (Butler, 2005 citée par Chanial, 2014) au travers d’un réseau de liens sensibles, visibles et invisibles. La notion de « prendre soin » donne ainsi à penser la manière dont se nouent des formes de réciprocité entre humains et non-humains ainsi que la possibilité de tisser un monde commun (Chanial,…