Alfred Remy
@Famille Remy

Alfred Hercule Remy est né à Gand le 12 janvier 1882 et mort à Tronchiennes-lez-Gand (Drongen) le 20 juin 1945. Son père Isidore Jean Remy est inspecteur vétérinaire à Destelbergen et sa mère, Sophie Van Steenberghe est rentière. Alfred Remy est issu d’une famille bourgeoise gantoise catholique et maîtrise aussi bien le français que le néerlandais. Cependant, c’est le français qui est couramment employé dans la famille.

Alfred Remy réalise l’entièreté de ses études de droit à l’Université de Gand. Entre 1900 et 1902, il fait deux années de préparation au droit en Faculté de philosophie et lettres. En 1902, il est candidat en droit. Puis, entre 1903 et 1905, il réalise ses trois années de doctorat.

Après ses études, Alfred Remy commence à travailler comme avocat à Destelbergen. En 1912, il est nommé au poste de substitut du procureur du Roi au Tribunal de première instance de Termonde. En 1914, suivant les pas de son frère Oswald, il se porte volontaire de guerre et intègre l’armée. En 1916, il est nommé substitut de l’auditorat militaire en campagne puis en 1918, auditeur militaire en campagne. Il quitte l’armée le 30 octobre 1918. En avril 1919, il quitte son poste de substitut du procureur du Roi pour accéder à celui de directeur général de la Sûreté publique, fonction qu’il occupe jusqu’en 1927. Le 10 mars 1927, il succède à Louis Gonne et devient administrateur général de la Sûreté publique. Il exerce ces fonctions durant deux années. Le 22 mai 1929, il démissionne pour devenir avocat général près la Cour d’appel de Gand. Il est remplacé, à la Sûreté publique, par le baron René Beltjens. Le 22 septembre 1938, il succède au Chevalier Elewyck au poste de procureur général du ressort de Gand.

À la fin de l’Entre-deux-Guerres, il se rapproche de jeunes dirigeants du VNV. Loin de son attitude patriotique en 1914-1918, qui lui valut plusieurs distinctions honorifiques, il se compromet avec l’Occupant au cours de la Seconde Guerre. Le 20 juin 1945, Alfred Remy est retrouvé mort dans la Lys à hauteur de Tronchiennes-lez-Gand. L’enterrement se déroule au sein de l’église Saint-Paul à Gand dans la plus grande intimité, selon la volonté de la famille. Il est enterré aux côtés de ses parents et de sa tante, Hélène Remy à Ledeberg, une section de la ville de Gand.

En dehors de ces postes, Alfred Remy est membre de la Congrégation religieuse Notre-Dame des sept douleurs. Cette dernière, répandue dans toute l’Europe, est consacrée à la vénération de la Sainte Vierge et aux malheurs subis par celle-ci.

En 1908, il réalise une conférence sur le thème de la juridiction du tribunal de la paix en matière commerciale à la demande de la Vlaamse Conferentie der Balie van Gent.

Alfred Remy reste célibataire jusqu’au 28 janvier 1931, date à laquelle il épouse Hélène Marie Henriette Van de Calseyde, fille de Albert Van de Calseyde, médecin, et Maria Lombaert. Le mariage se déroule à Gand. Oswald Remy et Paul Van de Calseyde, frères des mariés, en sont témoins. A la date du mariage, les parents d’Alfred Remy sont tous les deux décédés et Hélène Van de Calseyde vit avec sa mère veuve. Trois enfants sont issus de ce premier et unique mariage : Jean, Ghislaine et Michel Remy. Cependant, jusqu’à la mort d’Alfred Remy, la famille héberge également un quatrième enfant, André Remy, fils de Céline Kielemoes. Ce dernier, né hors-mariage le 31 juillet 1913, est le premier fils d’Alfred Remy.

Alfred Remy est le frère d’Oswald Remy (né le 6 septembre 1878), officier de l’armée belge. Ce dernier se porte volontaire de guerre en 1894 et grimpe les échelons petit à petit. En 1914, il est nommé Maréchal des logis en chef puis lieutenant en 1920 et enfin capitaine d’administration à titre honorifique en 1930. 

Sources:

  • Herman BALTHAZAR, Jan CAUDRON, Johan DECAVELE, Christian VANDEWAL et Stéphane BEEL, dir., De tempel van Themis: Gent. 160 jaar gerechtsgebouw en rechtspraktijk, Gand, 2007, p. 155.
  • Frank CAESTECKER, Alien Policy in Belgium, 1840-1940: The Creation of Guest Workers, Refugees and Illegal Aliens, New York, 2000, p. 113-115.
  • Marc COOLS, Koenraad DASSEN, Robin LIBERT, dir., De staatsveiligheid : essays over de 175 jaar veiligheid van de Staat, Bruxelles, 2005.
  • Dossiers personnels de René Beltjens et Alfred Remy, Archives générales du Royaume, Ministère de la Justice, Police des étrangers (deuxième versement), n° 23-24.
  • Archives générales du Royaume, Haut-commissariat à la Sûreté de l’Etat.

Marie Meyer

Notice rédigée dans le cadre du Séminaire d’histoire de la période contemporaine de l’Université catholique de Louvain (LHIST2280, professeur Emmanuel Debruyne). 

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