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	<title>Archives des Travaux Etudiants Master Anthropologie - Laap</title>
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	<description>Blog du Laboratoire d’Anthropologie Prospective - UCLouvain, Belgique</description>
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	<title>Archives des Travaux Etudiants Master Anthropologie - Laap</title>
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		<title>Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/compte-rendu-de-louvrage-de-valentin-bert-dou-vient-le-male-ethnographie-des-masculinites-a-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alizéa Naso]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Collection Anthropologie Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Compte-rendu d'ouvrage]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Etudiants Master Anthropologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Alizéa Naso, étudiante en master en anthropologie, UCLouvain.  Avec son ouvrage D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme (2025), Valentin Bert nous plonge dans les champs de l’anthropologie du genre et des études sur les masculinités. S’appuyant sur une enquête ethnographique réalisée depuis juillet 2022, il propose une analyse intersectionnelle et située des processus du « devenir homme » dans le contexte palermitain urbain, marqué par de fortes inégalités socio-économiques, un héritage mafieux et des rapports de genre en transformation. Valentin Bert met en lumière des masculinités plurielles et hiérarchisées, évitant de cette façon toute approche homogénéisante. Son objectif central est de saisir comment se construisent et se performent les masculinités – et plus largement le genre – à Palerme, en réfléchissant à ce qu’implique de devenir maschi au sein de contextes sociaux différenciés. Couvrant l’ensemble de la ville, son terrain ethnographique s’appuie sur une méthodologie qualitative qui mêle observation participante, entretiens informels et semi-directifs, récits de vie et photographie. Valentin Bert complète par ailleurs son approche empirique d’une posture réflexive assumée : il interroge sa position d’homme cisgenre blanc privilégié ainsi que son rapport aux valeurs féministes sur le terrain. Organisée en sept chapitres, la monographie retrace d’abord la construction du genre, plus particulièrement des masculinités –&#160;racialisées&#160;ou non – de l’enfance à l’âge adulte dans le centre historique et les quartiers populaires de Palerme, où la rue constitue un espace central de socialisation. Les chapitres suivants explorent l’expérience féminine des violences masculines, les masculinités bourgeoises des quartiers nord, avant d’évoquer la drague et les relations amoureuses. Un dernier chapitre est consacré au récit inspirant d’une personne LGBTQIA+, Massimo, permettant de dépasser une vision hétéronormée et binaire du genre. Sur le plan théorique, Valentin Bert soutient que le genre est une construction sociale et historique ainsi qu’une pratique performative et interactionnelle. Il insiste sur l’agentivité de ses acteur·rice·s de terrain, tout en affirmant le caractère politique des sexualités et des rapports de genre. Il expose de quelle manière les masculinités, en constante transformation, participent à la production de l’ordre social patriarcal. Son analyse fine du contexte palermitain – marqué par la gentrification des quartiers, l’absence de l’État, la présence des systèmes mafieux et la précarité socio-économique – révèle comment ces éléments impactent les trajectoires masculines. Au sein des quartiers populaires, les pratiques viriles, telles que la maîtrise de l’espace, la démonstration de force et le recours à la violence, deviennent des ressources pour affirmer son identité masculine et se protéger des stigmates de la pauvreté. A contrario, les hommes bourgeois se distinguent par la discipline de leur corps, la maîtrise de soi et leur capacité à invisibiliser les violences masculines. Ils maintiennent ainsi leur position hégémonique face à la figure repoussoir de l’homme issu des quartiers populaires. Valentin Bert met alors en évidence que l’hégémonie masculine ne disparaît pas, mais qu’elle évolue et se (re)négocie selon les contextes sociaux et historiques. Dans une perspective intersectionnelle, il explore la question des masculinités hégémoniques, subalternes et marginalisées dans la continuité des travaux Raewyn Connell (2014). L’auteur aborde notamment des masculinités migrantes, prises à la fois dans des hiérarchies internes et externes, des discriminations et des stratégies de construction identitaire au sein de l’espace public. Il révèle également l’existence d’un racisme interne entre le Nord et le Sud de l’Italie. Bien qu’elle soit centrée sur les hommes, la monographie accorde une place importante aux femmes et aux personnes LGBTQIA+, qui endurent également le système patriarcal et ses conséquences. Valentin Bert soutient dès lors que les masculinités ne peuvent être pensées indépendamment de ces personnes, tout en soulignant l’agentivité de chacune. Méthodologiquement parlant, la force de l’ouvrage réside dans la richesse de l’enquête ethnographique&#160;: descriptions denses et sensibles, photographies et usage des mots propres au terrain renforcent l’immersion du lectorat dans l’univers palermitain, tout en respectant rigoureusement l’anonymat des acteur·rice·s de terrain. Enfin, si Valentin Bert parvient à exposer la culture sicilienne de manière nuancée et aborde en filigrane les systèmes mafieux, l’analyse de l’incidence de cet élément clé sur les rapports sociaux à Palerme nous a laissé un léger goût de trop peu. À titre d’exemple, une discussion avec le travail de Rita Laura Segato (2022) nous semblerait particulièrement stimulante pour l’analyse des systèmes mafieux palermitains de Valentin Bert, dans la mesure où dans une ambition théorique transnationale, elle analyse les organisations criminelles latino-américaines comme des régimes de pouvoir genrés, qui mettent en scène la violence et se fondent sur la souveraineté masculine. En définitive, l’anthropologue Valentin Bert apporte une contribution pertinente aux études du genre et des masculinités. Son ethnographie constitue une ressource précieuse afin de comprendre les masculinités dans leurs complexités. Face à la montée actuelle des discours masculinistes, sa recherche prend un relief particulier. L’auteur s’oppose à une perspective homogène, naturalisante et réactionnaire des identités masculines. Il analyse avec nuance comment les masculinités se (re)négocient, se hiérarchisent et s’articulent à d’autres rapports de pouvoir à partir du contexte singulier de Palerme. Son écriture accessible rend l’ouvrage susceptible d’intéresser un public au-delà du lectorat académique, pour encourager à une réflexion nécessaire et renouvelée sur le genre et ses implications dans le monde d’aujourd’hui. Référence&#160; Bert, V. (2025).&#160;D’où vient le mal(e)? Ethnographie des masculinités à Palerme&#160;(Collection Anthropologie Prospective, n°33). Academia. Connell, R. (2014).&#160;Masculinités : Enjeux sociaux de l’hégémonie. Éd. Amsterdam. Segato, R. L. (2022).&#160;La guerre aux femmes&#160;(I. Velez &#38; A. Rinaldy, Trad.). Payot. Toutes les photos sont issues des travaux de Valentin Bert</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/compte-rendu-de-louvrage-de-valentin-bert-dou-vient-le-male-ethnographie-des-masculinites-a-palerme/">Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par Alizéa Naso, étudiante en master en anthropologie, UCLouvain. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son ouvrage <em><a href="https://www.editions-academia.be/livre-d_ou_vient_le_mal_e_ethnographie_des_masculinites_a_palerme_valentin_bert-9782806139436-220396.html">D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme</a></em> (2025), Valentin Bert nous plonge dans les champs de l’anthropologie du genre et des études sur les masculinités. S’appuyant sur une enquête ethnographique réalisée depuis juillet 2022, il propose une analyse intersectionnelle et située des processus du « devenir homme » dans le contexte palermitain urbain, marqué par de fortes inégalités socio-économiques, un héritage mafieux et des rapports de genre en transformation. Valentin Bert met en lumière des masculinités plurielles et hiérarchisées, évitant de cette façon toute approche homogénéisante. Son objectif central est de saisir comment se construisent et se performent les masculinités – et plus largement le genre – à Palerme, en réfléchissant à ce qu’implique de devenir <em>maschi</em> au sein de contextes sociaux différenciés. Couvrant l’ensemble de la ville, son terrain ethnographique s’appuie sur une méthodologie qualitative qui mêle observation participante, entretiens informels et semi-directifs, récits de vie et photographie. Valentin Bert complète par ailleurs son approche empirique d’une posture réflexive assumée : il interroge sa position d’homme cisgenre blanc privilégié ainsi que son rapport aux valeurs féministes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée en sept chapitres, la monographie retrace d’abord la construction du genre, plus particulièrement des masculinités –&nbsp;<em>racialisées</em>&nbsp;ou non – de l’enfance à l’âge adulte dans le centre historique et les quartiers populaires de Palerme, où la rue constitue un espace central de socialisation. Les chapitres suivants explorent l’expérience féminine des violences masculines, les masculinités bourgeoises des quartiers nord, avant d’évoquer la drague et les relations amoureuses. Un dernier chapitre est consacré au récit inspirant d’une personne LGBTQIA+, Massimo, permettant de dépasser une vision hétéronormée et binaire du genre. Sur le plan théorique, Valentin Bert soutient que le genre est une construction sociale et historique ainsi qu’une pratique performative et interactionnelle. Il insiste sur l’agentivité de ses acteur·rice·s de terrain, tout en affirmant le caractère politique des sexualités et des rapports de genre. Il expose de quelle manière les masculinités, en constante transformation, participent à la production de l’ordre social patriarcal.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-9427" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-2048x1365.jpg 2048w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son analyse fine du contexte palermitain – marqué par la gentrification des quartiers, l’absence de l’État, la présence des systèmes mafieux et la précarité socio-économique – révèle comment ces éléments impactent les trajectoires masculines. Au sein des quartiers populaires, les pratiques viriles, telles que la maîtrise de l’espace, la démonstration de force et le recours à la violence, deviennent des ressources pour affirmer son identité masculine et se protéger des stigmates de la pauvreté. A contrario, les hommes bourgeois se distinguent par la discipline de leur corps, la maîtrise de soi et leur capacité à invisibiliser les violences masculines. Ils maintiennent ainsi leur position hégémonique face à la figure repoussoir de l’homme issu des quartiers populaires. Valentin Bert met alors en évidence que l’hégémonie masculine ne disparaît pas, mais qu’elle évolue et se (re)négocie selon les contextes sociaux et historiques. Dans une perspective intersectionnelle, il explore la question des masculinités hégémoniques, subalternes et marginalisées dans la continuité des travaux Raewyn Connell (2014). L’auteur aborde notamment des masculinités migrantes, prises à la fois dans des hiérarchies internes et externes, des discriminations et des stratégies de construction identitaire au sein de l’espace public. Il révèle également l’existence d’un racisme interne entre le Nord et le Sud de l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle soit centrée sur les hommes, la monographie accorde une place importante aux femmes et aux personnes LGBTQIA+, qui endurent également le système patriarcal et ses conséquences. Valentin Bert soutient dès lors que les masculinités ne peuvent être pensées indépendamment de ces personnes, tout en soulignant l’agentivité de chacune. Méthodologiquement parlant, la force de l’ouvrage réside dans la richesse de l’enquête ethnographique&nbsp;: descriptions denses et sensibles, photographies et usage des mots propres au terrain renforcent l’immersion du lectorat dans l’univers palermitain, tout en respectant rigoureusement l’anonymat des acteur·rice·s de terrain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-9426" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-2048x1365.jpg 2048w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Valentin Bert parvient à exposer la culture sicilienne de manière nuancée et aborde en filigrane les systèmes mafieux, l’analyse de l’incidence de cet élément clé sur les rapports sociaux à Palerme nous a laissé un léger goût de trop peu. À titre d’exemple, une discussion avec le travail de Rita Laura Segato (2022) nous semblerait particulièrement stimulante pour l’analyse des systèmes mafieux palermitains de Valentin Bert, dans la mesure où dans une ambition théorique transnationale, elle analyse les organisations criminelles latino-américaines comme des régimes de pouvoir genrés, qui mettent en scène la violence et se fondent sur la souveraineté masculine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’anthropologue Valentin Bert apporte une contribution pertinente aux études du genre et des masculinités. Son ethnographie constitue une ressource précieuse afin de comprendre les masculinités dans leurs complexités. Face à la montée actuelle des discours masculinistes, sa recherche prend un relief particulier. L’auteur s’oppose à une perspective homogène, naturalisante et réactionnaire des identités masculines. Il analyse avec nuance comment les masculinités se (re)négocient, se hiérarchisent et s’articulent à d’autres rapports de pouvoir à partir du contexte singulier de Palerme. Son écriture accessible rend l’ouvrage susceptible d’intéresser un public au-delà du lectorat académique, pour encourager à une réflexion nécessaire et renouvelée sur le genre et ses implications dans le monde d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Référence&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bert, V. (2025).&nbsp;<em>D’où vient le mal(e)? Ethnographie des masculinités à Palerme</em>&nbsp;(Collection Anthropologie Prospective, n°33). Academia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Connell, R. (2014).&nbsp;<em>Masculinités</em><em> </em><em>: Enjeux sociaux de l’hégémonie</em>. Éd. Amsterdam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Segato, R. L. (2022).&nbsp;<em>La guerre aux femmes</em>&nbsp;(I. Velez &amp; A. Rinaldy, Trad.). Payot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Toutes les photos sont issues des travaux de Valentin Bert </em></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/compte-rendu-de-louvrage-de-valentin-bert-dou-vient-le-male-ethnographie-des-masculinites-a-palerme/">Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<item>
		<title>Colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s »</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/colloque-possede%c2%b7e%c2%b7s-passionne%c2%b7e%c2%b7s-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Loodts]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 09:26:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[traces]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Etudiants Master Anthropologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 3 et 4 décembre 2025, le colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s » s’est tenu à l’UCLouvain et a réuni chercheur·e·s et invité·e·s autour d’une réflexion collective sur les notions de passion et de possession, et sur les dispositifs audiovisuels mobilisés pour en rendre compte en anthropologie. Les matinées ont été consacrées au visionnage et à l’analyse d’une trentaine de films produits autour de cette double thématique. Ces films exploraient des terrains variés et abordaient la passion et la possession à travers des situations et des contextes multiples. Deux axes principaux structuraient les projections. Le premier, celui du portrait de passionné, relevait d’une démarche documentaire centrée sur le regard porté sur l’autre : il s’agissait de filmer des personnes engagées dans une pratique, une croyance ou une activité, afin de saisir les formes d’intensité, d’engagement et de dévouement qui caractérisent leur rapport au monde. Le second axe, le portrait–passion, proposait une approche plus intime et subjective, parfois tournée vers l’expérience du filmeur lui-même, laissant davantage de place aux dimensions sensorielles, émotionnelles et affectives du réel. Ces projections ont donné lieu à des échanges nourris, permettant d’interroger la manière dont les images peuvent rendre compte de phénomènes souvent considérés comme difficilement visibles ou dicibles, tels que les états de transe, les expériences intérieures, les relations aux invisibles ou encore les émotions. Les discussions ont également porté sur les choix de cadrage, de montage et de narration, ainsi que sur la position du chercheur ou du filmeur face à des situations impliquant une forte charge affective ou symbolique. Les après-midis étaient rythmées par des débats et tables rondes, précédées de projections de films réalisés par les invité·e·s du colloque. La première session, modérée par Frédéric Laugrand (UCLOUVAIN), portait sur la circulation de la parole et les adresses aux invisibles. Philippe Chanson (UNIGE) a proposé plusieurs pistes de réflexion autour du « faire voir » en anthropologie, soulignant les continuités entre écriture et image dans le travail de terrain et dans la restitution des données. Farid El Asri (UIR) est revenu sur la place centrale de l’ouïe dans l’expérience religieuse musulmane, tout en soulignant l’importance croissante de l’écrit et du visuel dans les pratiques contemporaines. Anne-Marie Vuillemenot (UCLOUVAIN) a insisté sur le rôle de la musique et du sonore dans la transmission de la nostalgie et des émotions, rappelant que l’image ne saurait à elle seule prétendre à l’objectivité. Michaël Singleton a proposé une réflexion critique sur le terrain ethnographique et sur la fascination exercée par l’altérité dans la pratique anthropologique. La seconde table ronde, animée par J.-F. de Hasque (UCLOUVAIN), était consacrée à la visibilité et à la transmission de l’expérience. Jean-Pierre Dozon (IMAF-MSHUM et UCLOUVAIN) et Jean-Paul Colleyn (EHESS) ont présenté leur film « Les dieux – objets », réalisé au Togo avec Marc Augé, en revenant sur les conditions concrètes de tournage auprès de prêtres vaudous et sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les personnes filmées pour rendre perceptible l’invisible. Chloé Anthoine (UCLOUVAIN)a présenté son film « L’heure tourne hein, mec ! », réalisé dans le cadre de son mémoire, et a souligné l’importance du hors-champ pour suggérer les tensions et les rapports de pouvoir, ainsi que les retours des personnes filmées lors de la projection. Danielle Leenaerts (UNAMUR) a conclu en proposant une analyse transversale des films visionnés, mettant en évidence des résonances entre des œuvres réalisées dans des contextes très différents, du Togo à la Belgique, et sur une période allant de 1989 à 2025. L’ensemble des débats a été filmé et sera prochainement mis en ligne sur le site du laboratoire. Le programme est disponible ici.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/colloque-possede%c2%b7e%c2%b7s-passionne%c2%b7e%c2%b7s-2/">Colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s »</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les 3 et 4 décembre 2025, le colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s » s’est tenu à l’UCLouvain et a réuni chercheur·e·s et invité·e·s autour d’une réflexion collective sur les notions de passion et de possession, et sur les dispositifs audiovisuels mobilisés pour en rendre compte en anthropologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les matinées ont été consacrées au visionnage et à l’analyse d’une trentaine de films produits autour de cette double thématique. Ces films exploraient des terrains variés et abordaient la passion et la possession à travers des situations et des contextes multiples. Deux axes principaux structuraient les projections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, celui du portrait de passionné, relevait d’une démarche documentaire centrée sur le regard porté sur l’autre : il s’agissait de filmer des personnes engagées dans une pratique, une croyance ou une activité, afin de saisir les formes d’intensité, d’engagement et de dévouement qui caractérisent leur rapport au monde. Le second axe, le portrait–passion, proposait une approche plus intime et subjective, parfois tournée vers l’expérience du filmeur lui-même, laissant davantage de place aux dimensions sensorielles, émotionnelles et affectives du réel. Ces projections ont donné lieu à des échanges nourris, permettant d’interroger la manière dont les images peuvent rendre compte de phénomènes souvent considérés comme difficilement visibles ou dicibles, tels que les états de transe, les expériences intérieures, les relations aux invisibles ou encore les émotions. Les discussions ont également porté sur les choix de cadrage, de montage et de narration, ainsi que sur la position du chercheur ou du filmeur face à des situations impliquant une forte charge affective ou symbolique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="724" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/01/possedes-passionnes-affiche-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-9380" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/01/possedes-passionnes-affiche-1024x724.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/01/possedes-passionnes-affiche-300x212.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/01/possedes-passionnes-affiche-768x543.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les après-midis étaient rythmées par des débats et tables rondes, précédées de projections de films réalisés par les invité·e·s du colloque. La première session, modérée par Frédéric Laugrand (UCLOUVAIN), portait sur la circulation de la parole et les adresses aux invisibles. Philippe Chanson (UNIGE) a proposé plusieurs pistes de réflexion autour du « faire voir » en anthropologie, soulignant les continuités entre écriture et image dans le travail de terrain et dans la restitution des données.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Que ce soit l’écrit ou l’image , il y a un même travail successif de « savoir-voir », d’« entre-voir », puis de savoir comment rendre ce « voir » par tout un travail de « revoir » dans la visée finale de « faire-voir » – soit donc de rendre accessible leur travail de terrain.” (Philippe Chanson) </p>
</blockquote>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Farid El Asri (UIR) est revenu sur la place centrale de l’ouïe dans l’expérience religieuse musulmane, tout en soulignant l’importance croissante de l’écrit et du visuel dans les pratiques contemporaines. Anne-Marie Vuillemenot (UCLOUVAIN) a insisté sur le rôle de la musique et du sonore dans la transmission de la nostalgie et des émotions, rappelant que l’image ne saurait à elle seule prétendre à l’objectivité. Michaël Singleton a proposé une réflexion critique sur le terrain ethnographique et sur la fascination exercée par l’altérité dans la pratique anthropologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde table ronde, animée par J.-F. de Hasque (UCLOUVAIN), était consacrée à la visibilité et à la transmission de l’expérience. Jean-Pierre Dozon (IMAF-MSHUM et UCLOUVAIN) et Jean-Paul Colleyn (EHESS) ont présenté leur film « Les dieux – objets », réalisé au Togo avec Marc Augé, en revenant sur les conditions concrètes de tournage auprès de prêtres vaudous et sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les personnes filmées pour rendre perceptible l’invisible. Chloé Anthoine (UCLOUVAIN)a présenté son film « L’heure tourne hein, mec ! », réalisé dans le cadre de son mémoire, et a souligné l’importance du hors-champ pour suggérer les tensions et les rapports de pouvoir, ainsi que les retours des personnes filmées lors de la projection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Danielle Leenaerts (UNAMUR) a conclu en proposant une analyse transversale des films visionnés, mettant en évidence des résonances entre des œuvres réalisées dans des contextes très différents, du Togo à la Belgique, et sur une période allant de 1989 à 2025. L’ensemble des débats a été filmé et sera prochainement mis en ligne sur le site du laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/01/Possedes-prog-general.pdf" type="attachment" id="9382">Le programme est disponible ici. </a></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/colloque-possede%c2%b7e%c2%b7s-passionne%c2%b7e%c2%b7s-2/">Colloque « Possédé·e·s – Passionné·e·s »</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<title>Un film remarqué</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/un-film-remarque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Loodts]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 08:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Etudiants Master Anthropologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réalisé par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo dans le cadre de l&#8217;Atelier de films anthropologiques supervisé par Jean-Frédéric de Hasque, le film « La journée d’une infirmière à domicile » a fait l&#8217;objet d&#8217;un article dans le mensuel Agora, le journal de l&#8217;infirmier(e) belge. Le numéro de décembre 2020 met en avant la qualité immersive du film de 20 minutes : »Une vie décrite sans effets spectaculaires, traitée et filmée avec les proches et les patients et où l’ambition est de placer le spectateur en immersion dans la réalité des relations vécues lors des soins à domicile ». Encore bravo à eux et à tous les étudiants pour ces travaux de qualité réalisés dans des conditions difficiles.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/un-film-remarque/">Un film remarqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Réalisé  par <strong>Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo </strong>dans le cadre de l&rsquo;Atelier de films anthropologiques supervisé par Jean-Frédéric de Hasque, le film <a href="https://youtu.be/2N7NaHXPu3Q" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <strong>La journée d’une infirmière à domicile »</strong></a> a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un article dans le mensuel <em>Agora, le journal de l&rsquo;infirmier(e) belge</em>.  Le numéro de décembre 2020 met en avant la qualité immersive du film de 20 minutes : »Une vie décrite sans effets spectaculaires, traitée et filmée avec les proches et les patients et où l’ambition est de placer le spectateur en immersion dans la réalité des relations vécues lors des soins à domicile ».  Encore bravo à eux et à<a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/filmer-confines/"> tous les étudiants pour ces travaux de qualité réalisés dans des conditions difficiles. </a></p>



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		<title>Filmer confinés</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/filmer-confines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Loodts]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 09:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Etudiants Master Anthropologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiants de l&#8217;Atelier de films anthropologiques (LANTR2130) ont réalisé durant le confinement des films d’une durée de 7 a 20 min. Cette année, le COVID 19 a bouleversé la partie pratique du cours, certains étudiants ont pu faire leur tournage en extérieur, d’autre pas. Il leur a été proposé de faire une lettre vidéo.C’est un genre cinématographique qui consiste à s’adresser à un destinataire en prenant sa caméra, plutôt qu’un stylo. Cela permet de travailler à partir de chez soi, en utilisant une voix off ou des textes et en filmant des archives, des photos, des news d’internet, en déambulant dans sa maison, sa chambre, son kot…C’est une écriture au « je », ou en utilisant le « nous » si vous êtes en groupe. Nous vous livrons ici leur travaux, témoignages de cette période inédite et historique. « Le cul entre deux chaises » par Léonie Delvaux, Emma Devos et Simon Ninane « Ensemble séparément »&#160; (partie 1, partie 2) par Héloïse Gonnissen et Noémie Matagne « Lettre à notre maison d’enfance, des sentiments partagés » par Emma Erroelen « La journée d&#8217;une infirmière à domicile » par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo&#160; « Journal de confinement » par Quentin Vanreysen « Ceux qui guérissent » par Lisa Depret « Locked Dreams » par Annagrazia Graduato&#160;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants de l&rsquo;Atelier de films anthropologiques (LANTR2130) ont réalisé durant le confinement des films d’une durée de 7 a 20 min. Cette année, le COVID 19 a bouleversé la partie pratique du cours, certains étudiants ont pu faire leur tournage en extérieur, d’autre pas. Il leur a été proposé de faire une lettre vidéo.C’est un genre cinématographique qui consiste à s’adresser à un destinataire en prenant sa caméra, plutôt qu’un stylo. Cela permet de travailler à partir de chez soi, en utilisant une voix off ou des textes et en filmant des archives, des photos, des news d’internet, en déambulant dans sa maison, sa chambre, son kot…C’est une écriture au « je », ou en utilisant le « nous » si vous êtes en groupe. Nous vous livrons ici leur travaux, témoignages de cette période inédite et historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://vimeo.com/434109498" target="_blank">Le cul entre deux chaises</a></strong> » <strong>par Léonie Delvaux, Emma Devos et Simon Ninane</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong>Ensemble séparément »&nbsp; (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=6SKo5ORWLlY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partie 1</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nHjj2Mk9tlY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partie 2</a>) par Héloïse Gonnissen et Noémie Matagne</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://vimeo.com/434045355" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <strong>Lettre</strong></a><strong><a href="https://vimeo.com/434045355" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> à notre maison d’enfance, des sentiments partagés »</a>  par Emma Erroelen </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://youtu.be/2N7NaHXPu3Q" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <strong>La journée d&rsquo;une infirmière à domicile »</strong></a><strong> par Vanessa Gérard, Philippe Bonneels, et Denise Palermo&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« <a href="https://vimeo.com/434063285">Journal de confinement » </a>par Quentin Vanreysen </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://vimeo.com/434049570" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Ceux qui guérissent »</a> par Lisa Depret </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong><a href="https://vimeo.com/434053918" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Locked Dreams</a> » par Annagrazia Graduato&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/filmer-confines/">Filmer confinés</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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