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Actualités, Publication
A new paper written by Olivier Standaert has been published in The International Journal of Press/Politics (IJPP).

This article describes and discusses how normative journalistic roles are formulated across Europe. The material was obtained from the 2012–2016 wave of the Worlds of Journalism Study, a comparative study designed to assess the state of journalism throughout the world. The advantage of this study over similar undertakings in the past is that we did not confront journalists with ready-made statements but invited them to tell us, in their own words, what they thought the major roles of journalists in their countries ought to be. Open responses of more than 10,200 journalists from twenty-seven European countries yielded 12,860 references. Results show that the most important roles refer to the domain of political life, especially the informational-instructive and the critical-monitorial functions—a finding that is consistent across the twenty-seven countries investigated. Beyond this shared global vision, it is, however, possible to point out some national specificities, keeping in mind that even if the core of the normative roles remains somewhat universal, a detailed comparison of those roles in their cultural context allows us to grasp some differences in their hierarchy and their meaning.

Permalink for the paper : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1940161221994093
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A new paper partly written by ORM members Antonin Descampe and Olivier Standaert has been published in AI&Society: « Automated news recommendation in front of adversarial examples and the technical limits of transparency in algorithmic accountability ».

Algorithmic decision making is used in an increasing number of fields. Letting automated processes take decisions raises the question of their accountability. In the field of computational journalism, the algorithmic accountability framework proposed by Diakopoulos formalizes this challenge by considering algorithms as objects of human creation, with the goal of revealing the intent embedded into their implementation. A consequence of this definition is that ensuring accountability essentially boils down to a transparency question: given the appropriate reverse-engineering tools, it should be feasible to extract design criteria and to identify intentional biases. General limitations of this transparency ideal have been discussed by Ananny and Crawford (New Media Soc 20(3):973–989, 2018). We further focus on its technical limitations. We show that even if reverse-engineering concludes that the criteria embedded into an algorithm correspond to its publicized intent, it may be that adversarial behaviors make the algorithm deviate from its expected operation. We illustrate this issue with an automated news recommendation system, and show how the classification algorithms used in such systems can be fooled with hard-to-notice modifications of the articles to classify. We therefore suggest that robustness against adversarial behaviors should be taken into account in the definition of algorithmic accountability, to better capture the risks inherent to algorithmic decision making. We finally discuss the various challenges that this new technical limitation raises for journalism practice.

Link to the paper : http://link.springer.com/article/10.1007/s00146-021-01159-3

Link to the full-text version : https://rdcu.be/cgI0h

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Titulaire d’un doctorat en sociologie qualitative, dr. Amélie Anciaux rejoint l’ORM pour une durée de deux. Elle participera au projet Smart and Social Home care (Innoviris). Le projet « Smart and Social Home Care » s’intéresse au développement de nouvelles technologies permettant aux personnes âgées de recevoir des soins à domicile plutôt que aller dans une maison de soins. Ce projet interdisciplinaire de R&D implique une entreprise bruxelloise, des chercheurs en sécurité information et des sociologues afin de développer des solutions technique au carrefour de la technologie, de la santé publique et des sciences sociales. L’ORM et Amélie apporteront au projet une expertise en sociologie qualitative ainsi qu’une expérience dans la collaboration entre chercheurs en sciences sociales et en ingénierie pour le développement de solutions techniques qui soit en adéquation avec l’évolution des problèmes sociaux.
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His research project « Disinfo Expertise in the Media Cold War » attempts to tackle two timely issues: the decline of traditional media and discussions on post-truth as part of an increasingly visible collision between Russia and the liberal order. Using the rich case-study provided by European media coverage of Russia’s activities in the information sphere, and mobilizing content analysis, in-depth interviews and ethnography, this project explores how the sudden, and global concern with disinformation is transforming journalism. By revealing the networks of expertise behind this transformation, Zoltán hopes to bring to the fore some of the most consequential changes undergoing the world of legacy journalism.

He will stay two years at the ORM as FSR postdoctoral researcher under the supervision of prof. Grégoire Lits.
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Rapport de recherche vague 1 : 30 mars – 10 avril 2020
L’ORM réalise un suivi des pratiques d’information des Belges francophones durant l’épidémie de Covid-19. Trois vague d’enquêtes en ligne ont été menées (Mars 2020, Juin 2020 et Novembre 2020). Un premier rapport de recherche est disponible et porte sur les données collectées en mars-avril 2020: https://osf.io/preprints/socarxiv/wsuj3/

Résumé
Selon l’OMS, l’épidémie de Covid-19 est accompagnée d’une « infodémie », c’est-à-dire un flux énorme et incessant d’informations, vraies et fausses, difficiles à gérer pour les individus. Cette infodémie est un problème car elle peut générer une incompréhension du virus ainsi que de l’anxiété et empêcher l’adoption de pratiques efficaces de lutte contre la pandémie. Cette étude, réalisée entre le 30 mars et le 10 avril auprès de 1.817 Belges francophones par l’Observatoire de Recherche sur les Médias et le Journalisme (ORM – UCLouvain), mesure l’ampleur de l’infodémie en Belgique francophone.

Conclusions principales :
La majorité de la population s’informe principalement par le canal des médias traditionnels (90%). Les sources d’information des médecins, en particulier, se distinguent de cette tendance : ils sont 87% à considérer les discussions avec d’autres professionnels de la santé comme une de leurs sources d’information principale. Il existe également des différences importantes entre les générations du point de vue des sources d’information principales sur l’épidémie. Les moins de 26 ans sont les plus nombreux à combiner médias traditionnels et réseaux sociaux (24%). Ils sont 42% à considérer les réseaux sociaux comme une source principale (comparé à 24% en moyenne, pour la population belge francophone dans son ensemble, toutes classes d’âge confondues). Un Belge francophone sur deux (50%) a partagé des informations relatives au coronavirus sur les réseaux sociaux. Proportionnellement, les plus nombreux à partager des informations sont les adultes entre 26-65 ans (62%, comparé à 35% pour les 16-25 ans et 38% pour les 66 ans et plus). Parmi les Belges qui ont partagé de l’information sur le coronavirus, 10,4% reconnaissent avoir partagé par inadvertance de fausses informations (ce qui représente environ 214.000 personnes). Si les jeunes sont plus nombreux que les générations plus âgées à accorder le statut de source d’information principale aux réseaux sociaux, ils ne sont cependant pas le groupe le plus à risque dans l’infodémie. En effet, ils sont en proportion plus nombreux à avoir conscience d’avoir été exposés à de fausses informations (62%, comparé à 49% pour l’ensemble de la population et seulement 18% pour les 66 ans et plus). Les moins de 26 ans sont moins nombreux à partager de l’information sur le coronavirus et moins nombreux à s’être rendu compte d’avoir partagé de fausses informations. Ils sont également moins nombreux à croire la théorie selon laquelle le coronavirus est issu d’un laboratoire (8% contre 12% des 26 à 65 ans). S’ils Les moins de 26 ans s’informent davantage que les autres classes d’âge sur les réseaux sociaux, ils semblent en faire une utilisation plus critique et y partagent moins d’information relative à l’épidémie. Le groupe le plus à risque dans l’infodémie est le même que celui le plus exposé à l’épidémie de Covid-19, il s’agit des 66 ans et plus. Quatre seniors sur dix (38%) ont partagé de l’information sur les réseaux sociaux et ils sont proportionnellement plus nombreux à reconnaitre avoir partagé des contenus faux sur les réseaux sociaux (25% des seniors ayant partagé de l’information reconnaissent avoir partagé une mauvaise information). De manière générale, les experts et professionnels de la santé sont la source d’information à laquelle les Belges francophones font le plus confiance au sujet du coronavirus (entre 93% et 83% de confiance, selon la source d’expertise). De manière surprenante, en Belgique francophone, le gouvernement fédéral est jugé comme une source d’information plus fiable (81% de confiance) que l’ensemble des médias traditionnels (entre 78% et 67% selon les médias). Les articles de blog (21%) et les influenceurs sur les réseaux sociaux (14%) sont les sources les moins créditées de confiance. Au début de la période de confinement, plus d’un Belge sur deux (57%) pense qu’en cette période de crise nous devrions uniquement faire confiance aux experts pour prendre des décisions et que le gouvernement devrait simplement les appliquer sans les questionner. Seul un belge francophones sur cinq (19,7%) n’est pas d’accord avec cette affirmation. Le lancement d’une seconde vague d’enquête la semaine du 11 mai (qui coïncidera au démarrage de la deuxième étape du plan de déconfinement) permettra d’évaluer l’évolution de ce chiffre. Après deux à trois semaines de confinement, un Belge sur quatre éprouve un niveau d’anxiété élevé ou très élevé. Cette proportion est la plus élevée chez les moins de 26 ans (un jeune sur trois). Le niveau d’anxiété est également plus élevé chez les femmes et chez les personnes qui perçoivent le virus comme une menace importante à leur intégrité physique ou psychologique. Inversement, une plus grande confiance dans les mesures prises par le gouvernement pour faire face à l’épidémie, ou la croyance selon laquelle le virus est le fruit d’un complot politique est associée à un plus faible niveau d’anxiété.

Titre complet du rapport : Analyse de « l’infodémie » de Covid-19 en Belgique francophone. Perceptions du coronavirus, mésinformation, anxiété et confiance dans les sources d’information et le gouvernement en période de confinement en Belgique francophone.

Référence : Lits, Grégoire, Louise-Amélie Cougnon, Alexandre Heeren, Bernard Hanseeuw, et Nathan Gurnet. 2020. Analyse de « L’infodémie » de Covid-19 En Belgique Francophone. OSF. May 9. doi:10.31235/osf.io/wsuj3.
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