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	<title>Archives des Investigation d&#039;anthropologie prospective - Laap</title>
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	<description>Blog du Laboratoire d’Anthropologie Prospective - UCLouvain, Belgique</description>
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	<title>Archives des Investigation d&#039;anthropologie prospective - Laap</title>
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		<title>Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alizéa Naso]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Collection Anthropologie Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Compte-rendu d'ouvrage]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Etudiants Master Anthropologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Alizéa Naso, étudiante en master en anthropologie, UCLouvain.  Avec son ouvrage D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme (2025), Valentin Bert nous plonge dans les champs de l’anthropologie du genre et des études sur les masculinités. S’appuyant sur une enquête ethnographique réalisée depuis juillet 2022, il propose une analyse intersectionnelle et située des processus du « devenir homme » dans le contexte palermitain urbain, marqué par de fortes inégalités socio-économiques, un héritage mafieux et des rapports de genre en transformation. Valentin Bert met en lumière des masculinités plurielles et hiérarchisées, évitant de cette façon toute approche homogénéisante. Son objectif central est de saisir comment se construisent et se performent les masculinités – et plus largement le genre – à Palerme, en réfléchissant à ce qu’implique de devenir maschi au sein de contextes sociaux différenciés. Couvrant l’ensemble de la ville, son terrain ethnographique s’appuie sur une méthodologie qualitative qui mêle observation participante, entretiens informels et semi-directifs, récits de vie et photographie. Valentin Bert complète par ailleurs son approche empirique d’une posture réflexive assumée : il interroge sa position d’homme cisgenre blanc privilégié ainsi que son rapport aux valeurs féministes sur le terrain. Organisée en sept chapitres, la monographie retrace d’abord la construction du genre, plus particulièrement des masculinités –&#160;racialisées&#160;ou non – de l’enfance à l’âge adulte dans le centre historique et les quartiers populaires de Palerme, où la rue constitue un espace central de socialisation. Les chapitres suivants explorent l’expérience féminine des violences masculines, les masculinités bourgeoises des quartiers nord, avant d’évoquer la drague et les relations amoureuses. Un dernier chapitre est consacré au récit inspirant d’une personne LGBTQIA+, Massimo, permettant de dépasser une vision hétéronormée et binaire du genre. Sur le plan théorique, Valentin Bert soutient que le genre est une construction sociale et historique ainsi qu’une pratique performative et interactionnelle. Il insiste sur l’agentivité de ses acteur·rice·s de terrain, tout en affirmant le caractère politique des sexualités et des rapports de genre. Il expose de quelle manière les masculinités, en constante transformation, participent à la production de l’ordre social patriarcal. Son analyse fine du contexte palermitain – marqué par la gentrification des quartiers, l’absence de l’État, la présence des systèmes mafieux et la précarité socio-économique – révèle comment ces éléments impactent les trajectoires masculines. Au sein des quartiers populaires, les pratiques viriles, telles que la maîtrise de l’espace, la démonstration de force et le recours à la violence, deviennent des ressources pour affirmer son identité masculine et se protéger des stigmates de la pauvreté. A contrario, les hommes bourgeois se distinguent par la discipline de leur corps, la maîtrise de soi et leur capacité à invisibiliser les violences masculines. Ils maintiennent ainsi leur position hégémonique face à la figure repoussoir de l’homme issu des quartiers populaires. Valentin Bert met alors en évidence que l’hégémonie masculine ne disparaît pas, mais qu’elle évolue et se (re)négocie selon les contextes sociaux et historiques. Dans une perspective intersectionnelle, il explore la question des masculinités hégémoniques, subalternes et marginalisées dans la continuité des travaux Raewyn Connell (2014). L’auteur aborde notamment des masculinités migrantes, prises à la fois dans des hiérarchies internes et externes, des discriminations et des stratégies de construction identitaire au sein de l’espace public. Il révèle également l’existence d’un racisme interne entre le Nord et le Sud de l’Italie. Bien qu’elle soit centrée sur les hommes, la monographie accorde une place importante aux femmes et aux personnes LGBTQIA+, qui endurent également le système patriarcal et ses conséquences. Valentin Bert soutient dès lors que les masculinités ne peuvent être pensées indépendamment de ces personnes, tout en soulignant l’agentivité de chacune. Méthodologiquement parlant, la force de l’ouvrage réside dans la richesse de l’enquête ethnographique&#160;: descriptions denses et sensibles, photographies et usage des mots propres au terrain renforcent l’immersion du lectorat dans l’univers palermitain, tout en respectant rigoureusement l’anonymat des acteur·rice·s de terrain. Enfin, si Valentin Bert parvient à exposer la culture sicilienne de manière nuancée et aborde en filigrane les systèmes mafieux, l’analyse de l’incidence de cet élément clé sur les rapports sociaux à Palerme nous a laissé un léger goût de trop peu. À titre d’exemple, une discussion avec le travail de Rita Laura Segato (2022) nous semblerait particulièrement stimulante pour l’analyse des systèmes mafieux palermitains de Valentin Bert, dans la mesure où dans une ambition théorique transnationale, elle analyse les organisations criminelles latino-américaines comme des régimes de pouvoir genrés, qui mettent en scène la violence et se fondent sur la souveraineté masculine. En définitive, l’anthropologue Valentin Bert apporte une contribution pertinente aux études du genre et des masculinités. Son ethnographie constitue une ressource précieuse afin de comprendre les masculinités dans leurs complexités. Face à la montée actuelle des discours masculinistes, sa recherche prend un relief particulier. L’auteur s’oppose à une perspective homogène, naturalisante et réactionnaire des identités masculines. Il analyse avec nuance comment les masculinités se (re)négocient, se hiérarchisent et s’articulent à d’autres rapports de pouvoir à partir du contexte singulier de Palerme. Son écriture accessible rend l’ouvrage susceptible d’intéresser un public au-delà du lectorat académique, pour encourager à une réflexion nécessaire et renouvelée sur le genre et ses implications dans le monde d’aujourd’hui. Référence&#160; Bert, V. (2025).&#160;D’où vient le mal(e)? Ethnographie des masculinités à Palerme&#160;(Collection Anthropologie Prospective, n°33). Academia. Connell, R. (2014).&#160;Masculinités : Enjeux sociaux de l’hégémonie. Éd. Amsterdam. Segato, R. L. (2022).&#160;La guerre aux femmes&#160;(I. Velez &#38; A. Rinaldy, Trad.). Payot. Toutes les photos sont issues des travaux de Valentin Bert</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/compte-rendu-de-louvrage-de-valentin-bert-dou-vient-le-male-ethnographie-des-masculinites-a-palerme/">Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par Alizéa Naso, étudiante en master en anthropologie, UCLouvain. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son ouvrage <em><a href="https://www.editions-academia.be/livre-d_ou_vient_le_mal_e_ethnographie_des_masculinites_a_palerme_valentin_bert-9782806139436-220396.html">D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme</a></em> (2025), Valentin Bert nous plonge dans les champs de l’anthropologie du genre et des études sur les masculinités. S’appuyant sur une enquête ethnographique réalisée depuis juillet 2022, il propose une analyse intersectionnelle et située des processus du « devenir homme » dans le contexte palermitain urbain, marqué par de fortes inégalités socio-économiques, un héritage mafieux et des rapports de genre en transformation. Valentin Bert met en lumière des masculinités plurielles et hiérarchisées, évitant de cette façon toute approche homogénéisante. Son objectif central est de saisir comment se construisent et se performent les masculinités – et plus largement le genre – à Palerme, en réfléchissant à ce qu’implique de devenir <em>maschi</em> au sein de contextes sociaux différenciés. Couvrant l’ensemble de la ville, son terrain ethnographique s’appuie sur une méthodologie qualitative qui mêle observation participante, entretiens informels et semi-directifs, récits de vie et photographie. Valentin Bert complète par ailleurs son approche empirique d’une posture réflexive assumée : il interroge sa position d’homme cisgenre blanc privilégié ainsi que son rapport aux valeurs féministes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée en sept chapitres, la monographie retrace d’abord la construction du genre, plus particulièrement des masculinités –&nbsp;<em>racialisées</em>&nbsp;ou non – de l’enfance à l’âge adulte dans le centre historique et les quartiers populaires de Palerme, où la rue constitue un espace central de socialisation. Les chapitres suivants explorent l’expérience féminine des violences masculines, les masculinités bourgeoises des quartiers nord, avant d’évoquer la drague et les relations amoureuses. Un dernier chapitre est consacré au récit inspirant d’une personne LGBTQIA+, Massimo, permettant de dépasser une vision hétéronormée et binaire du genre. Sur le plan théorique, Valentin Bert soutient que le genre est une construction sociale et historique ainsi qu’une pratique performative et interactionnelle. Il insiste sur l’agentivité de ses acteur·rice·s de terrain, tout en affirmant le caractère politique des sexualités et des rapports de genre. Il expose de quelle manière les masculinités, en constante transformation, participent à la production de l’ordre social patriarcal.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-9427" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-2048x1365.jpg 2048w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0165-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son analyse fine du contexte palermitain – marqué par la gentrification des quartiers, l’absence de l’État, la présence des systèmes mafieux et la précarité socio-économique – révèle comment ces éléments impactent les trajectoires masculines. Au sein des quartiers populaires, les pratiques viriles, telles que la maîtrise de l’espace, la démonstration de force et le recours à la violence, deviennent des ressources pour affirmer son identité masculine et se protéger des stigmates de la pauvreté. A contrario, les hommes bourgeois se distinguent par la discipline de leur corps, la maîtrise de soi et leur capacité à invisibiliser les violences masculines. Ils maintiennent ainsi leur position hégémonique face à la figure repoussoir de l’homme issu des quartiers populaires. Valentin Bert met alors en évidence que l’hégémonie masculine ne disparaît pas, mais qu’elle évolue et se (re)négocie selon les contextes sociaux et historiques. Dans une perspective intersectionnelle, il explore la question des masculinités hégémoniques, subalternes et marginalisées dans la continuité des travaux Raewyn Connell (2014). L’auteur aborde notamment des masculinités migrantes, prises à la fois dans des hiérarchies internes et externes, des discriminations et des stratégies de construction identitaire au sein de l’espace public. Il révèle également l’existence d’un racisme interne entre le Nord et le Sud de l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle soit centrée sur les hommes, la monographie accorde une place importante aux femmes et aux personnes LGBTQIA+, qui endurent également le système patriarcal et ses conséquences. Valentin Bert soutient dès lors que les masculinités ne peuvent être pensées indépendamment de ces personnes, tout en soulignant l’agentivité de chacune. Méthodologiquement parlant, la force de l’ouvrage réside dans la richesse de l’enquête ethnographique&nbsp;: descriptions denses et sensibles, photographies et usage des mots propres au terrain renforcent l’immersion du lectorat dans l’univers palermitain, tout en respectant rigoureusement l’anonymat des acteur·rice·s de terrain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-9426" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-2048x1365.jpg 2048w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0057-2-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Valentin Bert parvient à exposer la culture sicilienne de manière nuancée et aborde en filigrane les systèmes mafieux, l’analyse de l’incidence de cet élément clé sur les rapports sociaux à Palerme nous a laissé un léger goût de trop peu. À titre d’exemple, une discussion avec le travail de Rita Laura Segato (2022) nous semblerait particulièrement stimulante pour l’analyse des systèmes mafieux palermitains de Valentin Bert, dans la mesure où dans une ambition théorique transnationale, elle analyse les organisations criminelles latino-américaines comme des régimes de pouvoir genrés, qui mettent en scène la violence et se fondent sur la souveraineté masculine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’anthropologue Valentin Bert apporte une contribution pertinente aux études du genre et des masculinités. Son ethnographie constitue une ressource précieuse afin de comprendre les masculinités dans leurs complexités. Face à la montée actuelle des discours masculinistes, sa recherche prend un relief particulier. L’auteur s’oppose à une perspective homogène, naturalisante et réactionnaire des identités masculines. Il analyse avec nuance comment les masculinités se (re)négocient, se hiérarchisent et s’articulent à d’autres rapports de pouvoir à partir du contexte singulier de Palerme. Son écriture accessible rend l’ouvrage susceptible d’intéresser un public au-delà du lectorat académique, pour encourager à une réflexion nécessaire et renouvelée sur le genre et ses implications dans le monde d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Référence&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bert, V. (2025).&nbsp;<em>D’où vient le mal(e)? Ethnographie des masculinités à Palerme</em>&nbsp;(Collection Anthropologie Prospective, n°33). Academia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Connell, R. (2014).&nbsp;<em>Masculinités</em><em> </em><em>: Enjeux sociaux de l’hégémonie</em>. Éd. Amsterdam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Segato, R. L. (2022).&nbsp;<em>La guerre aux femmes</em>&nbsp;(I. Velez &amp; A. Rinaldy, Trad.). Payot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Toutes les photos sont issues des travaux de Valentin Bert </em></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/compte-rendu-de-louvrage-de-valentin-bert-dou-vient-le-male-ethnographie-des-masculinites-a-palerme/">Compte-rendu de l’ouvrage de Valentin Bert, D’où vient le mal(e) ? Ethnographie des masculinités à Palerme </a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le bien-être au Nord et au Sud: Explorations</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/le-bien-etre-au-nord-et-au-sud-explorations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Loodts]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 13:10:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Investigation d'anthropologie prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vingt-et-unième ouvrage de la collection « Investigations d&#8217;Anthropologie Prospective » (IAP) est sorti il y a peu. Intitulé « Le bien-être au Nord et au Sud: Explorations » et dirigé par Marc-Eric Gruénais, Frédéric Louveau et Josiane Tantchou, l&#8217;ouvrage traite de la notion de bien-être à partir de terrains variés et l&#8217;éclairage de différentes disciplines. « Le bien-être est apparu comme une catégorie clé de la pensée sociale et politique, dans les domaines de la philosophie morale et politique, le développement, l’urbanisme, l&#8217;économie et la santé. Les groupes religieux et les thérapies alternatives placent le bien-être au centre de leurs approches et de leurs pratiques. Souvent perçue comme critère de cohésion sociale, il est utilisé comme substitut de la justice sociale. En dépit du large éventail d&#8217;études sur ce sujet, le concept reste ambigu. Cet ouvrage veut contribuer à circonscrire le débat. Il réunit des contributions de plusieurs disciplines (sociologie, anthropologie, architecture, économie, anthropologie biologique) qui abordent la question à partir de plusieurs thèmes (santé, migration, conditions de travail, ville et architecture, politiques publiques) et propose des explorations théoriques sur l’objectivation et la mesure du bien-être rapportées à des contextes du Nord et du Sud (Afrique). »&#160;</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/le-bien-etre-au-nord-et-au-sud-explorations/">Le bien-être au Nord et au Sud: Explorations</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le vingt-et-unième ouvrage de la collection « Investigations d&rsquo;Anthropologie Prospective » (IAP) est sorti il y a peu.  Intitulé « Le bien-être au Nord et au Sud: Explorations » et  dirigé par Marc-Eric Gruénais, Frédéric Louveau  et Josiane Tantchou, l&rsquo;ouvrage traite de la notion de bien-être à partir de terrains variés et l&rsquo;éclairage de différentes disciplines. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le bien-être est apparu comme une catégorie clé de la pensée sociale et politique, dans les domaines de la philosophie morale et politique, le développement, l’urbanisme, l&rsquo;économie et la santé. Les groupes religieux et les thérapies alternatives placent le bien-être au centre de leurs approches et de leurs pratiques. Souvent perçue comme critère de cohésion sociale, il est utilisé comme substitut de la justice sociale. En dépit du large éventail d&rsquo;études sur ce sujet, le concept reste ambigu. Cet ouvrage veut contribuer à circonscrire le débat. Il réunit des contributions de plusieurs disciplines (sociologie, anthropologie, architecture, économie, anthropologie biologique) qui abordent la question à partir de plusieurs thèmes (santé, migration, conditions de travail, ville et architecture, politiques publiques) et propose des explorations théoriques sur l’objectivation et la mesure du bien-être rapportées à des contextes du Nord et du Sud (Afrique).</em> »&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/le-bien-etre-au-nord-et-au-sud-explorations/">Le bien-être au Nord et au Sud: Explorations</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<item>
		<title>Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Joseph Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 15:05:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Collection Anthropologie Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Anarcho-grégarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cartographie participative]]></category>
		<category><![CDATA[Cosmologie]]></category>
		<category><![CDATA[Mindanao]]></category>
		<category><![CDATA[Nomadisme]]></category>
		<category><![CDATA[NomadismePhilippines ; Mindanao ; Cartographie participative ; Toponymie ; Blaan ; Histoires orales ; Cosmologie ; Anarcho-grégarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Toponymie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un livre Antoine Laugrand dans la collection « Anthropologie propective » (éditions Académia). Antoine Laugrand est doctorant, membre du Laboratoire d’anthropologie prospective à l’UCLouvain. Il mène des recherches sur les savoirs des montagnards aux Philippines et les relations qu’ils entretiennent avec leur environnement et leurs non humains. En tant que co-éditeur il a travaillé sur une série Verbatim de douze livres bilingues sur les savoirs des Ibaloy, des Blaan et des Alangan (https://pul.uclouvain.be/collection/?collection_id=116). Il a également publié comme auteur et co-auteur des articles sur les rituels, les chevaux, les oiseaux et les serpents, les chauves-souris, et les cochons dans des revues canadiennes, hollandaises, françaises, anglaises, philippines, et japonaises. Comment une société nomade et sans chef se transformerait-elle si, plutôt que de pratiquer la chasse et la vendetta, elle se mettait à cultiver du riz, du maïs et du café, à occuper un territoire, et à s’organiser sous la tutelle de l’État ? L’auteur a suivi la trace des Blaan de Mindanao (sud des Philippines) et marché avec eux pendant plus de dix mois pour tenter d’y répondre. Des montagnards en cavale Il y a encore moins d’un siècle, les Blaan habitaient les plaines et les collines de l’île de Mindanao, côtoyant une foule d’autres groupes. Il y a quatre-vingts ans, suite à l’immigration de populations sédentaires invasives, et l’insertion coercitive de l’État punissant les pratiques des Blaan jugées violentes, de nombreuses familles ont dû prendre la fuite. Cherchant les lieux les plus difficiles d’accès, des petits groupes de Blaan ont remonté les rivières menant dans le cratère inhabité de Malbulen. Ils se sont installés de manière dispersée au sein de ces montagnes hautes de 800 à 1200 mètres, leur permettant de tout voir et tout entendre. Malgré leurs efforts pour se cacher, l’État les a retrouvés et, s’il leur a octroyé un territoire ancestral, il leur a aussi imposé une structure administrative et légale, introduisant des services publics comme l’école, les soins, et la police. Avec l’arrivée de l’État, de nouveaux enjeux ont fait surface. Ces montagnes sont d’abord l’objet de convoitise de la part de politiciens qui cherchent à s’approprier les territoire et les ressources des Blaan. Ce climat conflictuel est aggravé par la présence des New People’s Army (NPA), des rebelles maoïstes, appelés localement les landè kitut «&#160;sans fesses&#160;» (car ils vagabondent et ne s’assoient jamais), en guerre ouverte contre le gouvernement depuis les années 60. Ils se cachent dans les montagnes, endoctrinent et recrutent les autochtones pour combattre l’État. Des militaires patrouillent les villages et la forêt pour débusquer les rebelles et s’assurer de la collaboration des habitants. Par la force des choses, les Blaan se retrouvent donc à l’arrêt dans ces montagnes, dans une posture mi-sédentaire, mi-nomade ; ils sont également aux arrêts, entre un tir croisé d’une guerre qu’ils n’ont pas demandée. Devenir cartographe pour être anthropologue Pour saisir ces enjeux spatiaux et politiques, l’auteur a co-créé une carte participative avec les Blaan de la région. S’équipant d’un GPS, d’un appareil photo, d’un crayon et d’un carnet, il a cartographié toute la région en marchant avec des Blaan. Chaque lieu a été géoréférencé, photographié, et dessiné sur une grande toile. Ces toponymes ont constitué l’entrée du chercheur sur son terrain, lui permettant d’observer cette société à partir de leur propre perspective de l’espace. Figure 2. Carte participative toponymique de l’espace des Blaan de Malbulen. Comment nomme-t-on un lieu? En trois générations, les Blaan ont nommé l’intégralité de leur territoire, associant chaque lieu à un évènement du passé, souvent lié à une histoire personnelle ou à un mythe qui précède l’arrivée des Blaan, comme s’ils avaient en quelque sorte toujours vécu dans ces montagnes. Ces récits sont la plupart du temps liés à des contacts avec des non humains qui expliquent la configuration de l’environnement, ou des relations que les humains doivent entretenir avec eux. Sans définir de frontières, ces toponymes évoquent la présence de monstres malveillants qu’il vaut mieux éviter et ruser, ou d’esprits maîtres des lieux qu’il faut amadouer et respecter. Ces enseignements transmis par les toponymes expliquent aux jeunes générations les comportements et gestes à réaliser pour circuler en sécurité. Des occupants qui ne possèdent pas la terre Pour les Blaan, les humains ne peuvent pas posséder la terre. Ce rôle est attribué aux fun, littéralement appelés des esprits possesseurs. Dans cette logique, les humains se considèrent comme des occupants, obligés de solliciter les possesseurs des lieux pour passer ou traverser une rivière, prélever des ressources comme du bois ou du gibier, ou encore construire une maison. Pour réaliser ces demandes, les Blaan offrent nourriture et richesse à ces esprits. Si ces derniers refusent –par l’intermédiaire de certains oiseaux, serpents et petites bestioles qui apparaissent subrepticement au détour d’un chemin ou se font entendre dans la forêt–, les humains se voient contraints de reporter leur projet, d’emprunter un autre itinéraire, ou tout simplement de s’installer ailleurs. Dans cette conception, les Blaan demeurent des nomades qui ne peuvent utiliser la terre et ses ressources sans tisser de lien avec les êtres non humains qui co-habitent dans les mêmes espaces. L’expérience des sens est primordiale pour communiquer avec eux, et personne ne saurait se soustraire à leurs règles sans en subir des conséquences graves. Figure 3. Fun keyu. Possesseur de l’arbre.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/">Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Un livre Antoine Laugrand dans la collection « Anthropologie propective » (éditions Académia).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Antoine Laugrand est doctorant, membre du Laboratoire d’anthropologie prospective à l’UCLouvain. Il mène des recherches sur les savoirs des montagnards aux Philippines et les relations qu’ils entretiennent avec leur environnement et leurs non humains. En tant que co-éditeur il a travaillé sur une série Verbatim de douze livres bilingues sur les savoirs des Ibaloy, des Blaan et des Alangan (https://pul.uclouvain.be/collection/?collection_id=116). Il a également publié comme auteur et co-auteur des articles sur les rituels, les chevaux, les oiseaux et les serpents, les chauves-souris, et les cochons dans des revues canadiennes, hollandaises, françaises, anglaises, philippines, et japonaises.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment une <a href="https://www.editionspetra.fr/livres/lordre-contre-lharmonie-anthropologie-de-lanarchie">société nomade et sans chef</a> se transformerait-elle si, plutôt que de pratiquer la chasse et la vendetta, elle se mettait à cultiver du riz, du maïs et du café, à occuper un territoire, et à s’organiser sous la tutelle de l’État ? L’auteur a suivi la trace des Blaan de Mindanao (sud des Philippines) et marché avec eux pendant plus de dix mois pour tenter d’y répondre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="des-montagnards-en-cavale"><em>Des montagnards en cavale</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore moins d’un siècle, les Blaan habitaient les plaines et les collines de l’île de Mindanao, côtoyant une foule d’autres groupes. Il y a quatre-vingts ans, suite à l’immigration de populations sédentaires invasives, et l’insertion coercitive de l’État punissant les pratiques des Blaan jugées violentes, de nombreuses familles ont dû prendre la fuite. Cherchant les lieux les plus difficiles d’accès, des petits groupes de Blaan ont remonté les rivières menant dans le cratère inhabité de Malbulen. Ils se sont installés de manière dispersée au sein de ces montagnes hautes de 800 à 1200 mètres, leur permettant de tout voir et tout entendre. Malgré leurs efforts pour se cacher, l’État les a retrouvés et, s’il leur a octroyé un <a href="https://www.officialgazette.gov.ph/1997/10/29/republic-act-no-8371/">territoire ancestral</a>, il leur a aussi imposé une structure administrative et légale, introduisant des services publics comme l’école, les soins, et la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’arrivée de l’État, de nouveaux enjeux ont fait surface. Ces montagnes sont d’abord l’objet de convoitise de la part de politiciens qui cherchent à s’approprier les territoire et les ressources des Blaan. Ce climat conflictuel est aggravé par la présence des <a href="https://www.britannica.com/topic/New-Peoples-Army"><em><u>New People’s Army</u></em> (NPA)</a>, des rebelles maoïstes, appelés localement les <em>landè kitut</em> «&nbsp;sans fesses&nbsp;» (car ils vagabondent et ne s’assoient jamais), en guerre ouverte contre le gouvernement depuis les années 60. Ils se cachent dans les montagnes, endoctrinent et recrutent les autochtones pour combattre l’État. Des militaires patrouillent les villages et la forêt pour débusquer les rebelles et s’assurer de la collaboration des habitants. Par la force des choses, les Blaan se retrouvent donc à l’arrêt dans ces montagnes, dans une posture mi-sédentaire, mi-nomade ; ils sont également aux arrêts, entre un tir croisé d’une guerre qu’ils n’ont pas demandée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="devenir-cartographe-pour-etre-anthropologue"><em>Devenir cartographe pour être anthropologue</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir ces enjeux spatiaux et politiques, l’auteur a co-créé une carte participative avec les Blaan de la région. S’équipant d’un GPS, d’un appareil photo, d’un crayon et d’un carnet, il a cartographié toute la région en marchant avec des Blaan. Chaque lieu a été géoréférencé, photographié, et dessiné sur une grande toile. Ces toponymes ont constitué l’entrée du chercheur sur son terrain, lui permettant d’observer cette société à partir de leur propre perspective de l’espace.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="1000" height="667" class="wp-image-7873" style="width: 1000px;" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis.jpg" alt="" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis.jpg 1920w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Figure 2. Carte participative toponymique de l’espace des Blaan de Malbulen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment nomme-t-on un lieu? En trois générations, les Blaan ont nommé l’intégralité de leur territoire, associant chaque lieu à un évènement du passé, souvent lié à une histoire personnelle ou à un mythe qui précède l’arrivée des Blaan, comme s’ils avaient en quelque sorte toujours vécu dans ces montagnes. Ces récits sont la plupart du temps liés à des contacts avec des non humains qui expliquent la configuration de l’environnement, ou des relations que les humains doivent entretenir avec eux. Sans définir de frontières, ces toponymes évoquent la présence de monstres malveillants qu’il vaut mieux éviter et ruser, ou d’esprits maîtres des lieux qu’il faut amadouer et respecter. Ces enseignements transmis par les toponymes expliquent aux jeunes générations les comportements et gestes à réaliser pour circuler en sécurité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="des-occupants-qui-ne-possedent-pas-la-terre"><em>Des occupants qui ne possèdent pas la terre</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Blaan, les humains ne peuvent pas posséder la terre. Ce rôle est attribué aux <em>fun</em>, littéralement appelés des esprits possesseurs. Dans cette logique, les humains se considèrent comme des occupants, obligés de solliciter les possesseurs des lieux pour passer ou traverser une rivière, prélever des ressources comme du bois ou du gibier, ou encore construire une maison. Pour réaliser ces demandes, les Blaan offrent nourriture et richesse à ces esprits. Si ces derniers refusent –par l’intermédiaire de certains oiseaux, serpents et petites bestioles qui apparaissent subrepticement au détour d’un chemin ou se font entendre dans la forêt–, les humains se voient contraints de reporter leur projet, d’emprunter un autre itinéraire, ou tout simplement de s’installer ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette conception, les Blaan demeurent des nomades qui ne peuvent utiliser la terre et ses ressources sans tisser de lien avec les êtres non humains qui co-habitent dans les mêmes espaces. L’expérience des sens est primordiale pour communiquer avec eux, et personne ne saurait se soustraire à leurs règles sans en subir des conséquences graves.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="1333" class="wp-image-7903" style="width: 1000px;" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002.jpg" alt="" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002.jpg 1920w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-225x300.jpg 225w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-768x1024.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1152x1536.jpg 1152w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1536x2048.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1140x1520.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />Figure 3. <em>Fun keyu</em>. Possesseur de l’arbre.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/">Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<title>Relations familiales à distance dans l&#8217;île de Boa Vista au Cap-Vert</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/cap-vert-ethnologie-migration-familiales-a-distance-boa-vista-italie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Joseph Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 14:52:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Collection Anthropologie Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Cap-Vert]]></category>
		<category><![CDATA[ethnologie]]></category>
		<category><![CDATA[famille à distance]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[île de Boa Vista]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Si loin et si proche » Familles et circulation dans l&#8217;île de Boa Vista au Cap-Vert, le livre d&#8217;Andrea Lobo, anthropologue africaniste de l’université fédérale de Brasilia, disponible en français, dans la collection Anthropologie prospective (LAAP), Academia. Andréa Lobo est titulaire d'un doctorat en anthropologie sociale. Elle est actuellement professeur à l'Université de Brasilia (UnB). Elle est chercheuse et coordinatrice du Laboratoire des "Etudes en Ethnologie dans les Contextes Africains" (ECOA) et du Groupe de Recherche "Ethnographie des Circulations et Dynamiques des Migrations" (MOBILE). Mène des recherches au Cap-Vert depuis la fin des années 1990 sur l'organisation familiale dans des contextes de flux de personnes, d'objets et de valeurs; genre; migrations et mouvements mondiaux. Elle est l'auteur de livres et de plusieurs articles sur la société capverdienne. Si loin et si proche (Boa Vista, Cap-Vert) Comment vivre des relations familiales à distance ? Les membres d’une famille vivent parfois, pendant de longues années, dans différents pays. Comment partagent-ils leur amour et entretiennent-ils les liens de proximité, malgré la distance ? Le livre d’Andréa Lobo nous présente la société du Cap Vert, petit archipel africain perdu au milieu de l’Atlantique, structurée sur la mobilité migratoire. À partir des récits de familles rencontrées sur l’île de Boa Vista, l’auteure nous montre comment les insulaires et émigrés vivent les relations familiales à distance. En ces temps de pandémie de Covid-19, les stratégies pour faire famille au Cap-Vert – si loin et si proches – donnent une perspective nouvelle à nos récentes manières de faire lien. Andrea Lobo : Departamente de Antropologia (Brasilia) Édition originale en portugais (2012) : Tão Longe Tão Perto (edicão UNI/CV, Praia, Cabo-Verde)</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/cap-vert-ethnologie-migration-familiales-a-distance-boa-vista-italie/">Relations familiales à distance dans l&rsquo;île de Boa Vista au Cap-Vert</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <strong>Si loin et si proche</strong> » Familles et circulation dans l&rsquo;île de Boa Vista au Cap-Vert, le livre d&rsquo;<strong>Andrea Lobo</strong>, anthropologue africaniste de l’université fédérale de Brasilia, <strong> disponible en français, dans la collection Anthropologie prospective (LAAP), Academia</strong>. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Andréa Lobo est titulaire d'un doctorat en anthropologie sociale. Elle est actuellement professeur à l'Université de Brasilia (UnB). Elle est chercheuse et coordinatrice du Laboratoire des "Etudes en Ethnologie dans les Contextes Africains" (ECOA) et du Groupe de Recherche "Ethnographie des Circulations et Dynamiques des Migrations" (MOBILE). Mène des recherches au Cap-Vert depuis la fin des années 1990 sur l'organisation familiale dans des contextes de flux de personnes, d'objets et de valeurs; genre; migrations et mouvements mondiaux. Elle est l'auteur de livres et de plusieurs articles sur la société capverdienne.</em></pre>



<h2 class="wp-block-heading">Si loin et si proche (Boa Vista, Cap-Vert)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment vivre des relations familiales à distance ? Les membres d’une famille vivent parfois, pendant de longues années, dans différents pays. Comment partagent-ils leur amour et entretiennent-ils les liens de proximité, malgré la distance ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre d’Andréa Lobo nous présente la société du Cap Vert, petit archipel africain perdu au milieu de l’Atlantique, structurée sur la mobilité migratoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir des récits de familles rencontrées sur l’île de Boa Vista, l’auteure nous montre comment les insulaires et émigrés vivent les relations familiales à distance. En ces temps de pandémie de Covid-19, les stratégies pour faire famille au Cap-Vert – si loin et si proches – donnent une perspective nouvelle à nos récentes manières de faire lien.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_.jpg" alt="" class="wp-image-6613" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_.jpg 200w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_-150x150.jpg 150w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_-75x75.jpg 75w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_-24x24.jpg 24w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_-48x48.jpg 48w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/s200_andr_a.lobo_-96x96.jpg 96w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>



<ul class="wp-block-list"><li>Andrea Lobo : <a href="http://dan.unb.br/dan-corpodocente">Departamente de Antropologia (Brasilia)</a></li><li>Édition originale en portugais (2012) : <a href="http://biblioteca.unicv.edu.cv/site/3015555/15">Tão Longe Tão Perto (edicão UNI/CV, Praia, Cabo-Verde)</a></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/cap-vert-ethnologie-migration-familiales-a-distance-boa-vista-italie/">Relations familiales à distance dans l&rsquo;île de Boa Vista au Cap-Vert</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<title>Un nouveau livre dans la collection « Investigation d&#8217;anthropologie prospective »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Loodts]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 08:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Investigation d'anthropologie prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Publication]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Edité par Alice Sarcinelli, Fanny Duysens et Elodie Razy, le livre « Espaces pluriels de la parenté. Approches qualitatives de (re)configurations intimes et publiques dans le monde contemporain » vient de paraître aux éditions Academia-l&#8217;Harmattan dans la collection « Investigations d&#8217;anthropologie prospective » « Comment comprendre les relations et les catégories de la parenté dans le monde contemporain? Là où le sens commun voit parfois de véritables «révolutions» dans les changements à l&#8217;oeuvre, l&#8217;ouvrage montre les nuances de diverses (re)configurations dans les espaces intimes et publics sur des thématiques allant de l&#8217;inceste à la procréation médicalement assistée, des sans-papiers au polyamour, de l&#8217;Algérie au Mexique en passant par la Belgique et la Corée.« </p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/un-nouveau-livre-dans-la-collection-investigation-danthropologie-prospective/">Un nouveau livre dans la collection « Investigation d&rsquo;anthropologie prospective »</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Edité par Alice Sarcinelli,  Fanny Duysens et Elodie Razy, le livre « <strong>Espaces pluriels de la parenté. Approches qualitatives de (re)configurations intimes et publiques dans le monde contemporain</strong> » vient de paraître aux éditions Academia-l&rsquo;Harmattan dans la collection « Investigations d&rsquo;anthropologie prospective »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Comment comprendre les relations et les catégories de la parenté dans le monde contemporain? Là où le sens commun voit parfois de véritables «révolutions» dans les changements à l&rsquo;oeuvre, l&rsquo;ouvrage montre les nuances de diverses (re)configurations dans les espaces intimes et publics sur des thématiques allant de l&rsquo;inceste à la procréation médicalement assistée, des sans-papiers au polyamour, de l&rsquo;Algérie au Mexique en passant par la Belgique et la Corée.</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/un-nouveau-livre-dans-la-collection-investigation-danthropologie-prospective/">Un nouveau livre dans la collection « Investigation d&rsquo;anthropologie prospective »</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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