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Le Groupe de contact« Penser le religieux en Europe »duFonds National de la Recherche Scientifique |
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le projet | but et programme | organigramme | liens | calendrier 1. Les origines du projetEn juillet 2003, Régis Debray – Président de l’Institut Européen en Sciences des Religions (IESR)* – et Jean Leclercq – Docteur en philosophie (UCL) – formulent le projet de créer une collaboration entre l’IESR et différentes universités de la Communauté Française de Belgique, dont la finalité est de mener une recherche pluridisciplinaire sur le « fait religieux ». De la sorte, l’Institut français trouverait une nouvelle dimension européenne et les partenaires belges auraient l’opportunité d’entretenir des liens étroits avec cette institution, rattachée à l’École Pratique des Hautes Études. Après une lettre d’intention et de motivation, envoyée par J. Leclercq au Président Debray en mars 2004, faisant suite à un travail de prospection relatif aux ressources disponibles en Belgique pour mettre en uvre le projet, celui-ci propose une réunion de travail à Paris. Le 24 juin 2004, une délégation composée de M. Watthee-Delmotte (FNRS-UCL), G. de Stexhe (FUSL), B. Decharneux (FNRS-ULB) représenté par J. Leclercq (FNRS-UCL) rencontre, à Paris, le Président et le Directeur de l’IESR, avec les membres du Bureau de direction. Il est alors décidé de mettre au point une collaboration franco-belge. Ces réunions auront pour objectif de donner corps au projet de collaboration, d’échanger des expériences de recherche et d’enseignement, tout en faisant circuler les chercheurs et les acteurs responsables des milieux éducatifs. Dans la suite de cette rencontre, une réunion de travail s’est tenue, en Belgique, le 24 juillet 2004, pour assurer le suivi du programme de collaboration et son organisation pratique. Aussi, dans la ligne de ce projet, M. Watthee-Delmotte, G. de Stexhe, B. Decharneux et J. Leclercq se sont accordés sur l’idée qu’il conviendrait de bien structurer les ressources belges et de leur donner une visibilité institutionnelle, ainsi qu’une reconnaissance scientifique, dans la mesure où la question du « fait religieux » devient déterminante dans notre société. C’est en ce sens que fut émise la suggestion de proposer au FNRS la création d’un « groupe de contact », dans le but de fédérer les chercheurs des universités de la Communauté Française de Belgique, autour d’un projet scientifique dont on trouvera, ci-après, une première et large description du programme de recherche. De cette façon, la création d’un « groupe de contact » permettrait, en tout premier lieu, de faire se rencontrer les scientifiques belges intéressés et mobilisés par le sujet et, naturellement mais corollairement, d’articuler leur travail dans le cadre de la collaboration avec l’IESR. Le Groupe a été créé par le FNRS, le 25 novembre 2004, lors de la séance de son Conseil d’administration. 2. But et programme du groupeLes recherches sur le « fait religieux » (nous l’entendrons désormais comme terme générique) connaissent une grande actualité, avec un réel regain d’intérêt. Par la notion opératoire de « fait religieux », on entend, d’une part, une réalité constatable dont les herméneutiques diffèrent parce qu’il est « observable, neutre et pluraliste », pour reprendre une formule de R. Debray. D’autre part, selon le même auteur, l’appellation « religieux » permet de spécifier le champ de recherche et rappelle aussi que les religions constituent un élément essentiel du fonctionnement des civilisations, selon la triple modalité étymologique des vocables Relegere (Cicéron), Religare (Lactance) et Eligere–Religere (Augustin). En ce sens, mener des recherches sur le « fait religieux » et donc ses « expériences » et ses « expressions » est autre chose qu’une simple histoire des opinions ou une enquête sur des options religieuses ou spirituelles, parce que le « fait religieux » est aussi un fait de culture et un fait sociétal, voire un fait géo-politique, donc « un fait social total qui déborde le sentiment privé et l’inclination individuelle ». D’emblée, on mentionnera aussi que des contours nouveaux se dessinent en Europe, mais sans savoir quelle sera la place du « religieux » (églises émergentes, nouvelles spiritualités, nouveaux rapports aux traditions, nouvelles pratiques individuelles et collectives, etc.) dans un espace en constante mutation où les enjeux démocratiques sont particulièrement importants. Sur ce point, on doit souligner que, pour la France, la volonté de penser (et d’enseigner) le « fait religieux » comporte certes une dimension éducative et formative, mais elle entend aussi éviter une « déshérence patrimoniale » des jeunes générations et poser les structures éducationnelles (à tous les niveaux) et scientifiques comme des lieux de compétences et de références. Eu égard à ces constats préalables, on peut décrire les missions du « groupe de contact » de cette façon : · Mettre en place un réseau de chercheurs pour faire circuler les savoirs savants, tout en gardant, comme horizon de sens, une approche pratique de service à la société (expertises, avis, etc.) et bien sûr une fonction pédagogique. Dans ce cadre, on rappellera bien que l’approche se veut objectivante et non confessante, privilégiant la dimension culturelle et multiculturelle, et non cultuelle, en somme selon une vision laïque dans la mesure où cette acception de la laïcité rend possible la coexistence des différentes options. · Travailler à la compréhension des logiques de fonctionnement, externes et internes, du « fait religieux en Europe » (mais de manière non exclusive ou « européaniste »), en observant aussi ses ambivalences et ses contradictions. · Travailler à la compréhension des arrière-fonds myth(olog)iques et aux résonances multiples du fait, selon une approche interdisciplinaire et transversale. En ce sens, en opérant sur les axes diachroniques et synchroniques, le groupe sera attentif aux textualisations du « fait religieux », à ses procédés de narration, de narrativisation, de représentation et d’interprétation, ainsi qu’aux structures et pouvoirs de l’imaginaire qu’il met en place. · Grâce à ce réseau de recherches, on favorisera les échanges avec des partenaires étrangers, notamment dans le cadre des Écoles doctorales. Ainsi, le fait que cette préoccupation trouve son origine dans le cadre d’une collaboration déjà existante avec cette jeune et prestigieuse institution qu’est l’IESR donnera au « groupe de contact » une visibilité forte et une garantie de fonctionnement au plus haut niveau, surtout dans la mesure où l’Institut est en concertation permanente avec l’École Pratique des Hautes Études (Paris) et différentes Écoles doctorales. 3. Organigramme des personnes
4. Principaux liens
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* L’IESR a été créé par un arrêté ministériel du 26 juin 2002, signé par M. Luc Ferry, Ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Il est présidé par M. Régis Debray et dirigé par M. Claude Langlois. Rattaché à l’École Pratique des Hautes Études, il répond aux recommandations du « Rapport Debray » au Ministre de l’Éducation Jack Lang sur L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque (2002).
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[UCL] [ISP] [Pointeurs utiles]
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