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	<title>Archives des Philippines - Laap</title>
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	<description>Blog du Laboratoire d’Anthropologie Prospective - UCLouvain, Belgique</description>
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	<title>Archives des Philippines - Laap</title>
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		<title>Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Joseph Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 15:05:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Collection Anthropologie Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Anarcho-grégarisme]]></category>
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		<category><![CDATA[NomadismePhilippines ; Mindanao ; Cartographie participative ; Toponymie ; Blaan ; Histoires orales ; Cosmologie ; Anarcho-grégarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un livre Antoine Laugrand dans la collection « Anthropologie propective » (éditions Académia). Antoine Laugrand est doctorant, membre du Laboratoire d’anthropologie prospective à l’UCLouvain. Il mène des recherches sur les savoirs des montagnards aux Philippines et les relations qu’ils entretiennent avec leur environnement et leurs non humains. En tant que co-éditeur il a travaillé sur une série Verbatim de douze livres bilingues sur les savoirs des Ibaloy, des Blaan et des Alangan (https://pul.uclouvain.be/collection/?collection_id=116). Il a également publié comme auteur et co-auteur des articles sur les rituels, les chevaux, les oiseaux et les serpents, les chauves-souris, et les cochons dans des revues canadiennes, hollandaises, françaises, anglaises, philippines, et japonaises. Comment une société nomade et sans chef se transformerait-elle si, plutôt que de pratiquer la chasse et la vendetta, elle se mettait à cultiver du riz, du maïs et du café, à occuper un territoire, et à s’organiser sous la tutelle de l’État ? L’auteur a suivi la trace des Blaan de Mindanao (sud des Philippines) et marché avec eux pendant plus de dix mois pour tenter d’y répondre. Des montagnards en cavale Il y a encore moins d’un siècle, les Blaan habitaient les plaines et les collines de l’île de Mindanao, côtoyant une foule d’autres groupes. Il y a quatre-vingts ans, suite à l’immigration de populations sédentaires invasives, et l’insertion coercitive de l’État punissant les pratiques des Blaan jugées violentes, de nombreuses familles ont dû prendre la fuite. Cherchant les lieux les plus difficiles d’accès, des petits groupes de Blaan ont remonté les rivières menant dans le cratère inhabité de Malbulen. Ils se sont installés de manière dispersée au sein de ces montagnes hautes de 800 à 1200 mètres, leur permettant de tout voir et tout entendre. Malgré leurs efforts pour se cacher, l’État les a retrouvés et, s’il leur a octroyé un territoire ancestral, il leur a aussi imposé une structure administrative et légale, introduisant des services publics comme l’école, les soins, et la police. Avec l’arrivée de l’État, de nouveaux enjeux ont fait surface. Ces montagnes sont d’abord l’objet de convoitise de la part de politiciens qui cherchent à s’approprier les territoire et les ressources des Blaan. Ce climat conflictuel est aggravé par la présence des New People’s Army (NPA), des rebelles maoïstes, appelés localement les landè kitut «&#160;sans fesses&#160;» (car ils vagabondent et ne s’assoient jamais), en guerre ouverte contre le gouvernement depuis les années 60. Ils se cachent dans les montagnes, endoctrinent et recrutent les autochtones pour combattre l’État. Des militaires patrouillent les villages et la forêt pour débusquer les rebelles et s’assurer de la collaboration des habitants. Par la force des choses, les Blaan se retrouvent donc à l’arrêt dans ces montagnes, dans une posture mi-sédentaire, mi-nomade ; ils sont également aux arrêts, entre un tir croisé d’une guerre qu’ils n’ont pas demandée. Devenir cartographe pour être anthropologue Pour saisir ces enjeux spatiaux et politiques, l’auteur a co-créé une carte participative avec les Blaan de la région. S’équipant d’un GPS, d’un appareil photo, d’un crayon et d’un carnet, il a cartographié toute la région en marchant avec des Blaan. Chaque lieu a été géoréférencé, photographié, et dessiné sur une grande toile. Ces toponymes ont constitué l’entrée du chercheur sur son terrain, lui permettant d’observer cette société à partir de leur propre perspective de l’espace. Figure 2. Carte participative toponymique de l’espace des Blaan de Malbulen. Comment nomme-t-on un lieu? En trois générations, les Blaan ont nommé l’intégralité de leur territoire, associant chaque lieu à un évènement du passé, souvent lié à une histoire personnelle ou à un mythe qui précède l’arrivée des Blaan, comme s’ils avaient en quelque sorte toujours vécu dans ces montagnes. Ces récits sont la plupart du temps liés à des contacts avec des non humains qui expliquent la configuration de l’environnement, ou des relations que les humains doivent entretenir avec eux. Sans définir de frontières, ces toponymes évoquent la présence de monstres malveillants qu’il vaut mieux éviter et ruser, ou d’esprits maîtres des lieux qu’il faut amadouer et respecter. Ces enseignements transmis par les toponymes expliquent aux jeunes générations les comportements et gestes à réaliser pour circuler en sécurité. Des occupants qui ne possèdent pas la terre Pour les Blaan, les humains ne peuvent pas posséder la terre. Ce rôle est attribué aux fun, littéralement appelés des esprits possesseurs. Dans cette logique, les humains se considèrent comme des occupants, obligés de solliciter les possesseurs des lieux pour passer ou traverser une rivière, prélever des ressources comme du bois ou du gibier, ou encore construire une maison. Pour réaliser ces demandes, les Blaan offrent nourriture et richesse à ces esprits. Si ces derniers refusent –par l’intermédiaire de certains oiseaux, serpents et petites bestioles qui apparaissent subrepticement au détour d’un chemin ou se font entendre dans la forêt–, les humains se voient contraints de reporter leur projet, d’emprunter un autre itinéraire, ou tout simplement de s’installer ailleurs. Dans cette conception, les Blaan demeurent des nomades qui ne peuvent utiliser la terre et ses ressources sans tisser de lien avec les êtres non humains qui co-habitent dans les mêmes espaces. L’expérience des sens est primordiale pour communiquer avec eux, et personne ne saurait se soustraire à leurs règles sans en subir des conséquences graves. Figure 3. Fun keyu. Possesseur de l’arbre.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/">Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Un livre Antoine Laugrand dans la collection « Anthropologie propective » (éditions Académia).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Antoine Laugrand est doctorant, membre du Laboratoire d’anthropologie prospective à l’UCLouvain. Il mène des recherches sur les savoirs des montagnards aux Philippines et les relations qu’ils entretiennent avec leur environnement et leurs non humains. En tant que co-éditeur il a travaillé sur une série Verbatim de douze livres bilingues sur les savoirs des Ibaloy, des Blaan et des Alangan (https://pul.uclouvain.be/collection/?collection_id=116). Il a également publié comme auteur et co-auteur des articles sur les rituels, les chevaux, les oiseaux et les serpents, les chauves-souris, et les cochons dans des revues canadiennes, hollandaises, françaises, anglaises, philippines, et japonaises.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment une <a href="https://www.editionspetra.fr/livres/lordre-contre-lharmonie-anthropologie-de-lanarchie">société nomade et sans chef</a> se transformerait-elle si, plutôt que de pratiquer la chasse et la vendetta, elle se mettait à cultiver du riz, du maïs et du café, à occuper un territoire, et à s’organiser sous la tutelle de l’État ? L’auteur a suivi la trace des Blaan de Mindanao (sud des Philippines) et marché avec eux pendant plus de dix mois pour tenter d’y répondre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="des-montagnards-en-cavale"><em>Des montagnards en cavale</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a encore moins d’un siècle, les Blaan habitaient les plaines et les collines de l’île de Mindanao, côtoyant une foule d’autres groupes. Il y a quatre-vingts ans, suite à l’immigration de populations sédentaires invasives, et l’insertion coercitive de l’État punissant les pratiques des Blaan jugées violentes, de nombreuses familles ont dû prendre la fuite. Cherchant les lieux les plus difficiles d’accès, des petits groupes de Blaan ont remonté les rivières menant dans le cratère inhabité de Malbulen. Ils se sont installés de manière dispersée au sein de ces montagnes hautes de 800 à 1200 mètres, leur permettant de tout voir et tout entendre. Malgré leurs efforts pour se cacher, l’État les a retrouvés et, s’il leur a octroyé un <a href="https://www.officialgazette.gov.ph/1997/10/29/republic-act-no-8371/">territoire ancestral</a>, il leur a aussi imposé une structure administrative et légale, introduisant des services publics comme l’école, les soins, et la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’arrivée de l’État, de nouveaux enjeux ont fait surface. Ces montagnes sont d’abord l’objet de convoitise de la part de politiciens qui cherchent à s’approprier les territoire et les ressources des Blaan. Ce climat conflictuel est aggravé par la présence des <a href="https://www.britannica.com/topic/New-Peoples-Army"><em><u>New People’s Army</u></em> (NPA)</a>, des rebelles maoïstes, appelés localement les <em>landè kitut</em> «&nbsp;sans fesses&nbsp;» (car ils vagabondent et ne s’assoient jamais), en guerre ouverte contre le gouvernement depuis les années 60. Ils se cachent dans les montagnes, endoctrinent et recrutent les autochtones pour combattre l’État. Des militaires patrouillent les villages et la forêt pour débusquer les rebelles et s’assurer de la collaboration des habitants. Par la force des choses, les Blaan se retrouvent donc à l’arrêt dans ces montagnes, dans une posture mi-sédentaire, mi-nomade ; ils sont également aux arrêts, entre un tir croisé d’une guerre qu’ils n’ont pas demandée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="devenir-cartographe-pour-etre-anthropologue"><em>Devenir cartographe pour être anthropologue</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir ces enjeux spatiaux et politiques, l’auteur a co-créé une carte participative avec les Blaan de la région. S’équipant d’un GPS, d’un appareil photo, d’un crayon et d’un carnet, il a cartographié toute la région en marchant avec des Blaan. Chaque lieu a été géoréférencé, photographié, et dessiné sur une grande toile. Ces toponymes ont constitué l’entrée du chercheur sur son terrain, lui permettant d’observer cette société à partir de leur propre perspective de l’espace.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="667" class="wp-image-7873" style="width: 1000px;" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis.jpg" alt="" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis.jpg 1920w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-300x200.jpg 300w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1024x683.jpg 1024w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-768x512.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1536x1024.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Antoirne-L-2-bis-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Figure 2. Carte participative toponymique de l’espace des Blaan de Malbulen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment nomme-t-on un lieu? En trois générations, les Blaan ont nommé l’intégralité de leur territoire, associant chaque lieu à un évènement du passé, souvent lié à une histoire personnelle ou à un mythe qui précède l’arrivée des Blaan, comme s’ils avaient en quelque sorte toujours vécu dans ces montagnes. Ces récits sont la plupart du temps liés à des contacts avec des non humains qui expliquent la configuration de l’environnement, ou des relations que les humains doivent entretenir avec eux. Sans définir de frontières, ces toponymes évoquent la présence de monstres malveillants qu’il vaut mieux éviter et ruser, ou d’esprits maîtres des lieux qu’il faut amadouer et respecter. Ces enseignements transmis par les toponymes expliquent aux jeunes générations les comportements et gestes à réaliser pour circuler en sécurité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="des-occupants-qui-ne-possedent-pas-la-terre"><em>Des occupants qui ne possèdent pas la terre</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Blaan, les humains ne peuvent pas posséder la terre. Ce rôle est attribué aux <em>fun</em>, littéralement appelés des esprits possesseurs. Dans cette logique, les humains se considèrent comme des occupants, obligés de solliciter les possesseurs des lieux pour passer ou traverser une rivière, prélever des ressources comme du bois ou du gibier, ou encore construire une maison. Pour réaliser ces demandes, les Blaan offrent nourriture et richesse à ces esprits. Si ces derniers refusent –par l’intermédiaire de certains oiseaux, serpents et petites bestioles qui apparaissent subrepticement au détour d’un chemin ou se font entendre dans la forêt–, les humains se voient contraints de reporter leur projet, d’emprunter un autre itinéraire, ou tout simplement de s’installer ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette conception, les Blaan demeurent des nomades qui ne peuvent utiliser la terre et ses ressources sans tisser de lien avec les êtres non humains qui co-habitent dans les mêmes espaces. L’expérience des sens est primordiale pour communiquer avec eux, et personne ne saurait se soustraire à leurs règles sans en subir des conséquences graves.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="1000" height="1333" class="wp-image-7903" style="width: 1000px;" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002.jpg" alt="" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002.jpg 1920w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-225x300.jpg 225w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-768x1024.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1152x1536.jpg 1152w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1536x2048.jpg 1536w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2022/02/Figure-3_lowered-002-1140x1520.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />Figure 3. <em>Fun keyu</em>. Possesseur de l’arbre.</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/antoire-laugrand-des-nomades-a-larret-corps-lieux-et-cosmologie-des-blaan-de-malbulen-philippines/">Antoine Laugrand « Des nomades à l’arrêt » Corps, lieux et cosmologie des Blaan de Malbulen (Philippines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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		<title>La chauve-souris, responsable du Coronavirus? Pas sûr !</title>
		<link>https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/chauve-souris-covid-virus-especes-menacees-anthropologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Joseph Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Mar 2021 09:03:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>par Frédéric Laugrand, chercheur au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective, professeur à l’UCLouvain Depuis le début de la pandémie, la chauve-souris est accusée d’avoir transmis le virus du SARS-Cov-2 à l’humain. Vrai ? En dépit d’un génome dont la structure est à 96% identique, aucune preuve scientifique ne permet encore de l’affirmer avec certitude. Par contre, le chiroptère pourrait être un allié précieux pour lutter contre le désastre écologique que nous vivons. Certains peuples autochtones des Philippines et d’Océanie vivent depuis longtemps avec la chauve-souris. Ils la respecte. L’anthropologue Frédéric Laugrand a rencontré plusieurs de ces ethnies. (dessein de Diniaté Pooda, in Miclèle Cros ) Pourquoi les chauves-souris sont-elles montrées du doigt aujourd’hui? «&#160;Dans n’importe quel type de crise ou de pandémie, la recherche d’un coupable est un réflexe, une réaction typique de la sidération. Assommés par ce qu’ils vivent, les gens tentent de trouver un bouc émissaire&#160;», explique Frédéric Laugrand, chercheur au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective de l’UCLouvain. La chauve-souris a réveillé un imaginaire profondément ancré dans nos esprits. Elle apparait depuis longtemps comme monstrueuse et maléfique. Pour des raisons physiologiques et biologiques, la chauve-souris est, certes, une espèce réservoir de nombreux virus transmissibles à l’homme comme la rage, les lyssavirus, le syndrome respiratoire (sras) ou Ebola. Mais bien d’autres animaux le sont aussi. On a toutefois immédiatement accusé la chauve-souris d’être responsable de la pandémie du Covid-19, sans preuve scientifique. Détestée, certains ont voulu l’éliminer. En Asie, des peuples autochtones qui vivent au contact de ces animaux voient les choses bien différemment. Ils considèrent les chauves-souris, appelées aussi roussettes, comme de précieuses alliées. Certains en ont fait un animal de compagnie, d’autres s’en inspirent dans les rituels d’initiation. Les Aborigènes d’Australie l’incluent dans leurs systèmes de parenté. A Samoa elle est une divinité. Une espèce respectée Avec son équipe, Frédéric Laugrand travaille depuis plusieurs années à documenter les savoirs des populations autochtones des Philippines et de l’Austronésie. Il a étudié plus spécifiquement les pratiques de quelques groupes qui côtoient depuis très longtemps ces mammifères volants, en montagne, en bord de mer ou dans les plaines. «&#160;Je me suis aperçu que les chauves-souris jouaient un rôle important dans plusieurs de ces sociétés&#160;», explique l’anthropologue. Les Alangans sont des chasseurs. Ils vivent sur l’île de Mindoro, dans des espaces forestiers ou agricoles. Pour eux, les chauves-souris sont présentées en termes de coopération. Elles font tomber des fruits qui leur sont autrement inaccessibles et aident à la reforestation grâce à leurs excréments. «&#160;Leur viande est considérée comme exceptionnelle sur le plan du goût mais surtout parce qu’elle régénère le corps et l’esprit. Elle purifie et vivifie la personne&#160;». Les chauves-souris rendent service parce qu’elles pollinisent et reforestent. Elles enrichissent le biotope et préservent l’environnement. Elles doivent donc être respectées. Les Aytas vivent au nord des Philippines, près d’une ancienne base militaire. L’espace a été protégé pendant de nombreuses années. La biodiversité y est probablement restée plus importante. Cette population est en contact avec de nombreuses espèces de chauves-souris. «&#160;Les Aytas les considèrent comme faisant partie de leur propre monde, habitant la même maison, c’est-à-dire la forêt. Ils les consomment car elles sont bénéfiques pour la vitalité humaine. Leur sang régénère l’organisme et le cerveau&#160;». Des qualités bien éloignées de celles que les Occidentaux prêtent à ces animaux dont ils se méfient. Le vivre ensemble Les autochtones d’Asie qui cohabitent harmonieusement avec les chauves-souris ont beaucoup à nous apprendre. Sur le plan de la biologie et de l’éthologie notamment, mais aussi pour comprendre comment se protéger des maladies zoonotiques. Dans le cas précis de la pandémie du Covid-19, on a soupçonné le pangolin d’être l’animal hôte intermédiaire de la chauve-souris avant d’atteindre l’humain. Cette hypothèse est aujourd’hui mise à l’écart. «&#160;Pour comprendre les zoonoses, il est fondamental d’étudier à la fois les relations interspécifiques des chauves-souris, c’est-à-dire les rapports qu’elles entretiennent avec les hommes et d’autres animaux, et les savoirs des humains&#160;» explique l’expert. Observer dans quelles conditions certaines populations vivent au contact des chauves-souris permet d’évaluer la dangerosité de cette proximité. «&#160;Le défi est de comprendre comment vivre ensemble. Les autochtones ont une vision particulière de ce que nous appelons la nature. Celle-ci fait partie intégrante de leur vie. Ils ont conscience que l’humain est vulnérable. Il n’est qu’un maillon parmi d’autres dans une chaîne de relations. La Covid-19 nous le&#160;rappelle&#160;: nous ne sommes pas seuls, indépendants et préservés des virus. Nous sommes interdépendants&#160;». Une alliée précieuse Plusieurs espèces de chauves-souris sont aujourd’hui menacées. En cause&#160;? La diminution de la biodiversité dans le monde, la surpopulation, l’urbanisation, la destruction des milieux à des fins d’exploitation. Selon Frédéric Laugrand, l’homme devrait protéger ces animaux pour leur aide efficace à la restauration d’environnements dévastés. «&#160;Aussi parce qu’ils détruisent des insectes vecteurs de terribles zoonoses comme la malaria&#160;», précise-t-il. «&#160;Qu’elle soit insectivore ou fructivore, la chauve-souris est une alliée précieuse. Elle enrichit la biodiversité de manière considérable et diminue du même coup le risque de propagation des virus à l’humain ». De plus, les virologues découvrent ces animaux comme des modèles d’immunité aux capacités extraordinaires. Par exemple&#160;?&#160;Leur longévité est supérieure à celle d’autres mammifères de même taille. Les chauves-souris ont également une capacité exceptionnelle à contrôler les infections virales. «&#160;Paradoxalement, elles hébergent de nombreux virus mais sont capables de tolérer ces infections et disposent d’un mécanisme pour contenir les réactions inflammatoires&#160;». Les chiroptères savent également réparer leur ADN. «&#160;Les chauves-souris atténuent le stress oxydatif et ignorent la carcinogénèse. Ce sont des pouvoirs qui devraient intéresser les humains à une époque où les cancers et autres maladies de ce genre sont extrêmement communes&#160;». &#160; Alors, pourquoi ne pas sortir de l’imaginaire&#160;? Considérer la chauve-souris non plus comme un «&#160;vilain épidémique&#160;» mais plutôt une «&#160;espèce compagne&#160;»&#160;?&#160; «&#160;Ces animaux peuvent nous aider à trouver des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui&#160;comme la crise écologique ou les questions d’immunité. L’idée d’’une alliance protectrice m’intéresse. Il faut mieux comprendre les chauves-souris et s’assurer de leur présence. Nous oublions que nous sommes probablement, nous humains, les véritables responsables de cette pandémie et d’un désastre environnemental sans précédent. Nous détruisons la biodiversité et nous en subissons les effets&#160;». Les éditions du Centre national de recherche scientifique (CNRS) viennent de publier un ouvrage collectif (2021) Les chauves-souris Aux frontières entre les espèces relatif à ce travail de Frédéric Laugrand&#160;: sous la direction de Frédéric Keck, Arnaud Morvan</p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/chauve-souris-covid-virus-especes-menacees-anthropologie/">La chauve-souris, responsable du Coronavirus? Pas sûr !</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">par <strong>Frédéric Laugrand</strong>, chercheur au sein du Laboratoire d’anthropologie prospective, professeur à l’UCLouvain </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Depuis le début de la pandémie, la chauve-souris est accusée d’avoir transmis le virus du SARS-Cov-2 à l’humain. Vrai ? En dépit d’un génome dont la structure est à 96% identique, aucune preuve scientifique ne permet encore de l’affirmer avec certitude. Par contre, le chiroptère pourrait être un allié précieux pour lutter contre le désastre écologique que nous vivons. Certains peuples autochtones des Philippines et d’Océanie vivent depuis longtemps avec la chauve-souris. Ils la respecte. L’anthropologue Frédéric Laugrand a rencontré plusieurs de ces ethnies.</em> <em>(dessein de <a href="https://journals.openedition.org/anthropologiesante/docannexe/image/7427/img-1.png">Diniaté Pooda</a>, in <a href="https://journals.openedition.org/anthropologiesante/7427">Miclèle Cros</a> )</em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi les chauves-souris sont-elles montrées du doigt aujourd’hui?<strong> «&nbsp;</strong><em>Dans n’importe quel type de crise ou de pandémie, la recherche d’un coupable est un réflexe, une réaction typique de la sidération. Assommés par ce qu’ils vivent, les gens tentent de trouver un bouc émissaire&nbsp;», </em>explique Frédéric Laugrand, chercheur au sein du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_d%27anthropologie_prospective">Laboratoire d’anthropologie prospective</a> de l’UCLouvain<em>. </em>La chauve-souris a réveillé un imaginaire profondément ancré dans nos esprits. Elle apparait depuis longtemps comme monstrueuse et maléfique. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.pinterest.fr/pin/810507264170232637/"><img decoding="async" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/chauve-souris-street-art.jpg" alt="" class="wp-image-6703" width="442" height="409" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/chauve-souris-street-art.jpg 721w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/chauve-souris-street-art-300x278.jpg 300w" sizes="(max-width: 442px) 100vw, 442px" /></a><figcaption><a href="https://www.pinterest.fr/pin/810507264170232637/">Urban Street Art: ROA Tears Up Mexico</a></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des raisons physiologiques et biologiques, la chauve-souris est, certes, une espèce réservoir de nombreux virus transmissibles à l’homme comme la rage, les lyssavirus, le syndrome respiratoire (sras) ou Ebola. Mais bien d’autres animaux le sont aussi. On a toutefois immédiatement accusé la chauve-souris d’être responsable de la pandémie du Covid-19, sans preuve scientifique. Détestée, certains ont voulu l’éliminer. En Asie, des peuples autochtones qui vivent au contact de ces animaux voient les choses bien différemment. Ils considèrent les chauves-souris, appelées aussi roussettes, comme de précieuses alliées. Certains en ont fait un animal de compagnie, d’autres s’en inspirent dans les rituels d’initiation. Les Aborigènes d’Australie l’incluent dans leurs systèmes de parenté. A Samoa elle est une divinité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une espèce respectée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son équipe, Frédéric Laugrand travaille depuis plusieurs années à documenter les savoirs des populations autochtones des Philippines et de l’Austronésie. Il a étudié plus spécifiquement les pratiques de quelques groupes qui côtoient depuis très longtemps ces mammifères volants, en montagne, en bord de mer ou dans les plaines. «&nbsp;<em>Je me suis aperçu que les chauves-souris jouaient un rôle important dans plusieurs de ces sociétés</em>&nbsp;», explique l’anthropologue. Les <a href="https://www.anthropologie-societes.ant.ulaval.ca/faire-crier-le-cochon-divination-et-christianisation-dun-rituel-chez-les-alangans-de-mindoro">Alangans </a>sont des chasseurs. Ils vivent sur l’île de Mindoro, dans des espaces forestiers ou agricoles. Pour eux, les chauves-souris sont présentées en termes de coopération. Elles font tomber des fruits qui leur sont autrement inaccessibles et aident à la reforestation grâce à leurs excréments. «&nbsp;<em>Leur viande est considérée comme exceptionnelle sur le plan du goût mais surtout parce qu’elle régénère le corps et l’esprit. Elle purifie et vivifie la personne&nbsp;».</em> Les chauves-souris rendent service parce qu’elles pollinisent et reforestent. Elles enrichissent le biotope et préservent l’environnement. Elles doivent donc être respectées. Les Aytas vivent au nord des Philippines, près d’une ancienne base militaire. L’espace a été protégé pendant de nombreuses années. La biodiversité y est probablement restée plus importante. Cette population est en contact avec de nombreuses espèces de chauves-souris. «&nbsp;<em>Les Aytas les considèrent comme faisant partie de leur propre monde, habitant la même maison, c’est-à-dire la forêt. Ils les consomment car elles sont bénéfiques pour la vitalité humaine. Leur sang régénère l’organisme et le cerveau&nbsp;»</em>. Des qualités bien éloignées de celles que les Occidentaux prêtent à ces animaux dont ils se méfient.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le vivre ensemble</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les autochtones d’Asie qui cohabitent harmonieusement avec les chauves-souris ont beaucoup à nous apprendre. Sur le plan de la biologie et de l’éthologie notamment, mais aussi pour comprendre comment se protéger des maladies zoonotiques. Dans le cas précis de la pandémie du Covid-19, on a soupçonné le pangolin d’être l’animal hôte intermédiaire de la chauve-souris avant d’atteindre l’humain. Cette hypothèse est aujourd’hui mise à l’écart. «&nbsp;<em>Pour comprendre les <a href="https://www.axa-research.org/fr/news/anthropologie-des-zoonoses">zoonoses</a>, il est fondamental d’étudier à la fois les relations interspécifiques des chauves-souris, c’est-à-dire les rapports qu’elles entretiennent avec les hommes et d’autres animaux, et les savoirs des humains&nbsp;»</em> explique l’expert. Observer dans quelles conditions certaines populations vivent au contact des chauves-souris permet d’évaluer la dangerosité de cette proximité. «&nbsp;<em>Le défi est de comprendre comment vivre ensemble</em>. <em>Les autochtones ont une vision particulière de ce que nous appelons la nature. Celle-ci fait partie intégrante de leur vie</em>. <em>Ils ont conscience que l’humain est vulnérable. Il n’est qu’un maillon parmi d’autres dans une chaîne de relations</em>. <em>La Covid-19 nous le&nbsp;rappelle&nbsp;: nous ne sommes pas seuls, indépendants et préservés des virus. Nous sommes interdépendants&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une alliée précieuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs espèces de chauves-souris sont aujourd’hui menacées. En cause&nbsp;? La diminution de la biodiversité dans le monde, la surpopulation, l’urbanisation, la destruction des milieux à des fins d’exploitation. Selon Frédéric Laugrand, l’homme devrait protéger ces animaux pour leur aide efficace à la restauration d’environnements dévastés. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/Chauve-souris.jpg" alt="" class="wp-image-6723" width="386" height="217" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/Chauve-souris.jpg 670w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/Chauve-souris-300x169.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 386px) 100vw, 386px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Aussi parce qu’ils détruisent des insectes vecteurs de terribles zoonoses comme la malaria</em>&nbsp;», précise-t-il. «&nbsp;<em>Qu’elle soit insectivore ou fructivore, la chauve-souris est une alliée précieuse. Elle enrichit la biodiversité de manière considérable et diminue du même coup le risque de propagation des virus à l’humain </em>». De plus, les virologues découvrent ces animaux comme des modèles d’immunité aux capacités extraordinaires<strong>. </strong>Par exemple&nbsp;?&nbsp;Leur longévité est supérieure à celle d’autres mammifères de même taille. Les chauves-souris ont également une capacité exceptionnelle à contrôler les infections virales<em>. «&nbsp;Paradoxalement, elles hébergent de nombreux virus mais sont capables de tolérer ces infections et disposent d’un mécanisme pour contenir les réactions inflammatoires&nbsp;»</em>. Les chiroptères savent également réparer leur ADN. «&nbsp;<em>Les chauves-souris atténuent le stress oxydatif et ignorent la carcinogénèse. Ce sont des pouvoirs qui devraient intéresser les humains à une époque où les cancers et autres maladies de ce genre sont extrêmement communes</em>&nbsp;». &nbsp; Alors, pourquoi ne pas sortir de l’imaginaire&nbsp;? Considérer la chauve-souris non plus comme un «&nbsp;vilain épidémique&nbsp;» mais plutôt une «&nbsp;espèce compagne&nbsp;»&nbsp;?&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ces animaux peuvent nous aider à trouver des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui&nbsp;comme la crise écologique ou les questions d’immunité. L’idée d’’une alliance protectrice m’intéresse. Il faut mieux comprendre les chauves-souris et s’assurer de leur présence. Nous oublions que nous sommes probablement, nous humains, les véritables responsables de cette pandémie et d’un désastre environnemental sans précédent</em>. <em>Nous détruisons la biodiversité et nous en subissons les effets</em>&nbsp;». </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/B9723106417Z.1_20200401185514_000GRHFQQ0FR.1-0-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6713" width="230" height="345" srcset="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/B9723106417Z.1_20200401185514_000GRHFQQ0FR.1-0-683x1024.jpg 683w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/B9723106417Z.1_20200401185514_000GRHFQQ0FR.1-0-200x300.jpg 200w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/B9723106417Z.1_20200401185514_000GRHFQQ0FR.1-0-768x1151.jpg 768w, https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/wp-content/uploads/2021/03/B9723106417Z.1_20200401185514_000GRHFQQ0FR.1-0.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /><figcaption>Frédéric Laugrand</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éditions du Centre national de recherche scientifique (CNRS) viennent de publier un ouvrage collectif (2021)  <a href="https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire-des-sciences/les-chauves-souris/">Les chauves-souris Aux frontières entre les espèces</a> relatif à ce travail de Frédéric Laugrand&nbsp;: sous la direction de <a href="http://las.ehess.fr/index.php?1815">Frédéric Keck</a>, <a href="http://las.ehess.fr/index.php?2705">Arnaud Morvan</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective/chauve-souris-covid-virus-especes-menacees-anthropologie/">La chauve-souris, responsable du Coronavirus? Pas sûr !</a> est apparu en premier sur <a href="https://sites.uclouvain.be/laap-anthropologie-prospective">Laap</a>.</p>
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