Compétences et acquis au terme de la formation

Le programme de bachelier permet à l’étudiant·e d’acquérir un large socle de connaissances et de compétences scientifiques et technologiques dans le domaine des sciences du vivant, lui permettant de comprendre et de conceptualiser les systèmes biologiques, agronomiques et environnementaux. Durant son programme de bachelier, grâce à sa formation polyvalente, le-la futur·e diplômé·e bioingénieur aura développé son projet de formation et son projet personnel, qu’il poursuivra durant son programme de master et ce, avec une autonomie croissante. L’objectif, en fin de formation, est de devenir des hommes et des femmes qui oeuvrent pour mieux intégrer activités humaines et respect de l’environnement, pour répondre de manière durable aux défis majeurs de nos sociétés d’aujourd’hui et de demain, et pour offrir à l’homme une meilleure qualité de vie.  

Au terme de ce programme, le diplômé est capable de :

1. utiliser de manière critique un corpus de savoirs (connaissances, méthodes et techniques, modèles et processus) en sciences naturelles et humaines dans le domaine de l'ingénierie agronomique, biologique, chimique et environnementale.

1.1 Connaître et comprendre les fondements et concepts de base de savoirs en Sciences fondamentales (tronc commun), maîtriser leur formalisme, et ce plus spécifiquement pour les disciplines suivantes :
  • Mathématique, analyse et traitement de données : mathématiques générales, probabilités et statistiques.
  • Sciences de la matière : chimie générale, organique et analytique, physique générale ;
  • Sciences de la vie : biologie cellulaire, biologie de l'organisme, physiologie végétale et animale, biochimie, microbiologie ;
  • Sciences du globe et des écosystèmes : sciences de la terre et ingénierie de la biosphère.
1.2 Connaître et comprendre des concepts de base dans le cadre d’une introduction à la philosophie et à l’économie.

1.3 Connaître et comprendre un socle de savoirs dans un des domaines de la bioingénierie (filière au choix) :
  • Filière « agronomie » : sciences de la vie (biologie intégrative, biologie des interactions, biochimie), sciences humaines (économie des ressources naturelles), sciences du globe et des écosystèmes (sciences du sol, climatologie et hydrologie) ;
  • Filière « environnement » : sciences de la vie (biologie intégrative), sciences humaines (économie des ressources naturelles), sciences du globe et des écosystèmes (climatologie et hydrologie, sciences du sol, sciences forestières) ;
  • Filière « chimie » : sciences de la matière (chimie physique, chimie analytique, chimie des colloïdes et des surfaces).
1.4 Maîtriser des techniques expérimentales de base en chimie, physique, biologie, sciences de la terre.

1.5 Mobiliser ses savoirs de manière critique face à un problème simple.

1.6 Mobiliser des savoirs multiples (articuler des concepts de disciplines différentes) pour comprendre un problème multidisciplinaire.

2. utiliser de manière critique un corpus de « savoirs en ingénierie et gestion » sur lequel il s’appuie pour agir avec expertise dans le domaine de l'ingénierie agronomique, biologique, chimique et environnementale.

2.1 Connaître et comprendre les fondements, les concepts et les outils de base en Sciences de l’ingénieur.
  • Mathématiques, analyse et traitement des données : informatique et mathématiques appliquées, analyse des systèmes ;
  • Sciences du globe et des écosystèmes : ingénierie de la biosphère ;
  • Sciences humaines : Fonctionnement et gestion des entreprises ; Economie des ressources naturelles et de l’environnement (uniquement pour les filières "agronomie" et "environnement") ;
  • Sciences et ingénierie de la matière et des procédés : phénomènes de transfert, tecomodynamique.
2.2 Maîtriser les outils de base en Sciences de l’ingénieur (par ex. : outils informatiques, programmation,…)
2.3 Activer et mobiliser ses savoirs en ingénierie avec un esprit critique et selon une approche quantitative, face un problème simple. 2.4 Connaître et comprendre les concepts de base et grandes théories en gestion.

 

3. appliquer une méthodologie pertinente pour un travail de recherche, mettant en œuvre une démarche scientifique analytique et, le cas échéant systémique en vue d'approfondir une problématique de recherche inédite relevant de l'ingénierie agronomique, biologique, chimique et environnementale, en intégrant plusieurs disciplines.

Cet axe de compétence se développe tout au long du bachelier et du master. Il demande, entre autres, de mobiliser une succession de compétences qui sont explicitées ci-dessus. Ces compétences correspondent dans les faits aux différentes étapes de la démarche scientifique.La majorité de ces compétences sont développées dans les programmes de bachelier et de master avec une différenciation principalement à 3 niveaux :  - la complexité et le degré d’approfondissement de la problématique scientifique/de recherche étudiée ;- le degré d’innovation dont fait preuve l’étudiant ;- le degré d’autonomie dont fait preuve l’étudiant tout au long de la démarche. 3.1 Réaliser une recherche d’informations sur une problématique scientifique balisée et simplifiée, évaluer leur fiabilité sur la base de la nature de la source d’information et réaliser une synthèse. 3.2 Identifier les relations de causalité entre les éléments clés d’une problématique scientifique simple. 3.3 Mettre en œuvre une méthodologie rigoureuse (expérimentation – observation - modélisation) permettant d’acquérir des données afin de répondre à une question scientifique bien délimitée. 3.4 Maîtriser les bases de l’analyse statistique de données scientifiques. 3.5 Analyser et interpréter les résultats jusqu’à la critique argumentée, pour une question scientifique bien délimitée. 3.6 Faire preuve d’un esprit de synthèse et formuler des conclusions, pour une question scientifique bien délimitée. 3.7 Dans chacune des compétences reprises ci-dessus, faire preuve de la rigueur, de la précision et de l’esprit critique indispensables à toute démarche scientifique.

4. formuler et analyser une problématique simple dans le domaine de l'ingénierie agronomique, biologique, chimique et environnementale liée à des situations nouvelles présentant un certain degré d’incertitude. Par une approche systémique et multidisciplinaire, il est capable de concevoir des solutions pertinentes, durables et innovantes.

Cet axe de compétence se développe tout au long du bachelier et du master. Il demande de mobiliser une succession de compétences qui sont explicitées ci-dessus. Ces compétences correspondent dans les faits aux différentes étapes de la démarche d’ingénieur. La majorité de ces compétences sont développées dans les programme de bachelier et de master avec une différenciation au niveau :  - de la complexité et de l’étendue de la problématique traitée ;- du degré d’autonomie dont fait preuve l’étudiant tout au long de la démarche ;du degré d’approfondissement de chacune des compétences.   4.1 Extraire l’information pertinente pour formaliser une problématique simple, en vue de définir une ou des questions claires. 4.2 Identifier, sur base des connaissances acquises, les concepts clés nécessaires pour résoudre la problématique simple.  4.3 Analyser et résoudre la problématique simple à l’aide des concepts clés, et formuler les hypothèses sous-jacentes aux concepts. 4.5 Identifier des solutions et leurs limites d’application compte tenu des hypothèses formulées lors de la résolution.

5. concevoir et mener un projet pluridisciplinaire, seul et en équipe, avec les acteurs concernés. Il tient compte des objectifs et intègre les composantes scientifiques, techniques, environnementales, économiques et humaines qui le caractérisent.

Le diplômé devant être capable de mener un projet seul et en équipe, en se concentrant sur des projets d’ordre scientifique et technologique avec des objectifs fortement ciblés. 5.1 Connaître et comprendre les principes d’un apprentissage collaboratif. 5.2 Planifier et élaborer, seul et en équipe, en fonction d’objectifs prédéfinis, toutes les étapes d’un projet et s’y engager collectivement après avoir réparti les tâches. 5.3 Contribuer à l’avancement du projet et au succès de l’équipe en partageant l’information et son expertise en vue d’atteindre de manière efficace l’objectif visé. 5.4 Reconnaître et prendre en considération la diversité des points de vue des membres d’une équipe.

6. communiquer, dialoguer et convaincre, en français et en anglais (niveau B2 du cadre européen commun des références pour les langues, publié par le Conseil de l'Europe), de manière professionnelle, tant à l’oral qu’à l’écrit, en s’adaptant à ses interlocuteurs et au contexte.

6.1 Comprendre et exploiter des textes et ouvrages scientifiques et documents techniques de base, en français et en anglais. 6.2 Communiquer des informations, des idées, des solutions, et des conclusions ainsi que les connaissances et principes sous-jacents, de façon claire, structurée, argumentée, concise ou exhaustive (selon le cas) tant à l’oral qu’à l’écrit, selon les standards de communication spécifiques au contexte. 6.3 Elaborer des schémas logiques pour poser une problématique simple de façon synthétique. 6.4 Réaliser des graphiques, sans et avec outils informatiques, répondant aux standards scientifiques. 6.5 Communiquer le résultat d’observations et/ou d’expériences, de manière pertinente à l’aide de tableaux et de graphiques scientifiques. 6.6 Dialoguer de façon efficace et respectueuse avec ses pairs et les enseignants, en faisant preuve de capacité d’écoute, d’empathie et d’assertivité. 6.7 Rencontrer les milieux professionnels avec une attitude adéquate, interagir avec des acteurs de terrains, des collègues. 6.8 Expliquer et argumenter ses avis et ses points de vue à ses pairs et aux enseignants. 6.9 Maitriser les logiciels de base pour une communication efficace dans les activités de formation. 6.10 Maitriser l’anglais au niveau B2 selon les standards européens

7. agir en se souciant des enjeux de développement durable, en étant ouvert sur le monde, et dans une perspective humaniste.

7.1 Faire preuve d’indépendance intellectuelle dans la réflexion, porter un regard critique sur les savoirs. 7.2 Décider et agir, dans son parcours de formation, en intégrant des valeurs éthiques, le respect des lois et des conventions. 7.3 Comprendre les grands enjeux du développement durable et situer son parcours à la lumière de ces enjeux. 7.4 Faire preuve d’humanisme, d’ouverture culturelle et de solidarité.

8. faire preuve d’autonomie et de proactivité dans l’acquisition de nouveaux savoirs et le développement de nouvelles compétences afin de pouvoir s’adapter à des contextes changeants ou incertains et d'y évoluer positivement. Il se sera construit un projet professionnel et aura également intégré une logique de développement continu.

8.1 S’adapter à une multiplicité de situations d’apprentissage et en tirer parti. 8.2 Gérer de façon autonome sa formation et son travail : définir les priorités, anticiper et planifier l’ensemble de ses activités dans le temps. 8.3 Gérer son stress et des frustrations face à des situations non totalement balisées ou des situations d’urgence. 8.4 Prendre son parcours de formation en main avec pour objectif de préciser l’orientation de son projet professionnel 8.5 Intégrer de manière autonome de nouvelles connaissances et compétences (en ce compris les compétences méthodologiques) en réponse à des situations balisées.