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Architecture Participative Célestin Carbonnelle

«L’architecture est quelque chose de trop important pour être laissée aux seuls architectes»

Giancarlo De Carlo

 

Mon expérience personnelle de la ville m’a parfois donné l’impression que certaines architectures ne correspondaient pas réellement aux besoins des citoyens. Des architectures qui ne s’intégraient pas bien dans leur contexte urbain et qui n’arrivent pas à devenir le lieu de vie d’une communauté humaine particulière, où les usagers n’arrivent pas a s’approprier les lieux. On peut alors se donner alors se demander si les échanges entre architectes et citoyens ont été suffisant. C’est dans cet échange entre architectes et usagers que s’inscrit l’architecture participative.

Ce mouvement est née d’une contestation contre le mouvement moderne. Le fonctionnalisme qui s’exprime notamment par le zonage et la « normalisation  des  besoins » . Il tend à nier les spécificités locales, l’histoire des lieux et les différentes formes d’appropriation de l’espace selon les groupes sociaux et les individus.

 

Quels sont les objectifs de l’architecture participative ?

 Tout d’abord, que l’habitant s’approprie son environnement et s’engage dans la préservation de ce qu’il a conçu. L’architecture participative permet de mieux prendre en compte les besoins des utilisateurs. Si la participation en architecture est utile pour mettre au point des projets pertinents par rapport aux attentes des futurs utilisateurs, le  processus participatif en soi présente également des intérêts multiples pour les usagers qui ont l’occasion d’y prendre part. Une approche participative de l’architecture, c’est avant tout agir ensemble, dialoguer, échanger, et donc donner du sens à l’action collective. Impliquer des individus dans une démarche participative leur permet ainsi de se constituer en tant que groupe, de développer des liens affectifs et de s’engager dans un projet commun.

 

Ingo Bohning, architecte allemand, distingue ainsi trois « secteurs d’action : 

  • un domaine orienté-sujet : Il s’agit d’une participation non pas directement à l’architecture, mais par l’art et l’éducation. Le but est de permettre aux individus de s’émanciper, de leur faire prendre conscience de leur capacité d’agir sur leur environnement.
  • un domaine orienté-action qui regroupe « les activités de l’Homme émancipé par rapport à son environnement ». Ce secteur correspond aux approches de l’architecture participative qui permettent aux usagers d’agir directement sur leur cadre de vie, par exemple en étant à l’initiative d’un projet architectural, ou en y participant dès la phase de conception. On peut ainsi parler de participation a priori.
  • un domaine orienté-objet où l’architecte tente de mettre au point des « structures spatiales, dans lesquelles l’activité esthétique, et la créativité sociale de l’usager ne sont pas opprimées mais encouragées ». Il s’agit donc de concevoir des bâtiments qui autoriseront une grande liberté d’usages et pourront être facilement appropriés (favorisant ainsi le développement personnel des individus). Dans ce cas, la participation des usagers à l’architecture intervient donc après l’achèvement de la construction. En ce sens, on peut parler de participation a posteriori. Cette démarche se rapproche également du concept « d’oeuvre ouverte »

 

Le TFE questionnerait donc les différentes possibilités de co-constructions, les méthodes d’échanges entre architectes et citoyens et la complexité d’élaborer un environnement où chacun trouverait sa place.

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