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Comment vivre avec l’eau ? Emilie Beuzelin

Le TFE est pour moi un moyen d’approfondir un sujet qui me passionne ; en apprenant  par la recherche et le questionnement et en finalisant cette approche par la conception. Pour cette étude, j’ai donc voulu choisir un thème qui me tient particulièrement à cœur : l’eau.

J’ai, en effet, un rapport très particulier avec cet élément et cela depuis mon enfance : j’ai toujours habité les côtes Normandes et depuis trois ans, je vis sur une péniche amarrée sur l’Escaut à Antoing. Par ailleurs je me suis rendu compte que j’aimais faire entrer l’eau dans mes projets d’architecture : en BAC 1, j’ai imaginé un complexe sportif d’aviron, qui s’implantait sur l’Escaut et en BAC 2 je me suis fortement intéressée aux polders de Rotterdam et à la question des terres émergées.

Aujourd’hui, je cherche donc à comprendre les rapports qu’il peut y avoir entre le paysage, la ville, les hommes et l’eau.

 

Problématique : Comment vivre avec l’eau ?

 

Mon travail s’articule en trois parties :

  • L’eau : un élément fédérateur
  • Lorsque la contrainte devient une ressource
  • Quand l’hydrographie façonne nos territoires…

 

Dans un premier temps, j’ai cherché à comprendre les relations que nous avons pu entretenir avec cet élément au fil des siècles.

Depuis toujours, l’homme construit son habitat proche d’un point d’eau. Ainsi, l’urbanisme s’est toujours développé autour cet élément, que ce soit une rivière, un fleuve, un lac ou encore les mers et océans. Mais peu à peu les hommes ont tourné le dos à l’eau. Ce n’était plus l’élément majoritaire qui venait modeler la ville. C’est d’ailleurs, dans les années 1950/1960, que beaucoup d’infrastructures se construisent sur d’anciens cours d’eau (Autoroutes, Ramblas…) L’eau est alors perçue comme un arrière, quelque chose que l’on peut négliger. Cependant, aujourd’hui, les meurs sont en train de changer et d’évoluer :

 

« Des métropoles qui avaient tourné le dos à leurs rivages, ceux des fleuves et des océans, partent à la conquête de ces sites côtiers et choisissent de mettre en valeur l’élément primordial […] Exit, alors les ouvrages qui enterrent ou canalisent. Une nouvelle vague de procédés, pour la plupart issus de savoir-faire ancestraux, déferle dans les projets. Zones humides, jardins en creux et autres bassins d’orage ; plateformes surélevées et construction sur pilotis se multiplient dans les derniers projets urbains et architecturaux.»

L’architecture d’aujourd’hui, num 406, L’eau et la ville, mai 2015

 

Dans un second temps j’ai voulu révéler le fait que l’eau peut devenir une ressource pour nous. Et pour cela, je pense avant tout qu’il faut avoir confiance dans les paysages qu’elle construit.

Michel Desvigne nous parle de l’importance de travailler avec la transformation du territoire et de ne surtout pas le voir comme un projet fini. Il est donc nécessaire d’avoir une conception à long terme, en donnant des invariants, des éléments pérennes. C’est en ayant confiance envers ces paysages en mutations que nous pourrons les voir comme des ressources potentielles. Entre alors, en résonance la notion de résilience…

 

Ma troisième partie s’articulera autour de mon projet d’architecture. J’aimerais concevoir un bâtiment sobre qui valoriserait le paysage et l’eau. Par ailleurs, j’aimerais que l’un et l’autre soient intimement liés : l’un servira l’autre. Le choix de mon site se portera sur Dunkerque : un lieu qui réunit de nombreuses problématiques liées à l’eau. Une ville de canaux et de wateringues en bordure de mer…

 

 « L’eau n’est pas indispensable à la vie, elle est la vie »

Antoine de Saint-Exupéry

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